Édition du vendredi 13 mai 2016


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Loi Travail : la motion de censure rejetée, une mairie et des permanences parlementaires saccagées en marge des manifestations

Alors que l’Assemblée nationale n’a pas voté, hier, la motion de censure déposée par les députés LR et UDI contre le gouvernement (246 voix recueillies) - de sorte que le projet de loi Travail a été adopté en première lecture selon la procédure du 49-3 de la Constitution - , des manifestations se sont déroulées dans toute la France et des dégradations ont été signalées dans plusieurs communes.
Depuis l'annonce du recours au 49-3, une dizaine de permanences parlementaires ont ainsi été vandalisées dans tout le pays. Un local PS a notamment été saccagé au Havre, hier, tandis que la permanence du député socialiste Laurent Grandguillaume a été dégradée, dans la nuit de mardi à mercredi, à Dijon. De la même manière, celles d’Eric Ciotti (LR) et de Catherine Lemorton (PS) ont été visées. Manuells Valls et Bruno Lerous, patron du groupe PS à l’Assemblée, ont condamné, hier, les violences. « L’opposition, ça ne peut jamais être la violence, les menaces, les saccages de permanences parlementaires », a déclaré le Premier ministre. Pour Bruno Leroux, « certains agissements n’appartiennent pas à la tradition syndicale et déshonorent ceux qui s’y livrent ». Il a également dénoncé « les attaques » contre les services d’ordre des syndicats FO et CGT.
A Nantes, la gare Sud a été vandalisée et des vitres ont été brisées, interrompant le trafic ferroviaire. Il y en aurait pour « des milliers d’euros de dégâts », selon Ouest France qui a recensé 19 interpellations ainsi que trois policiers et un agent SNCF qui auraient été légèrement blessées. La maire de Nantes, Johanna Rolland, et le préfet Henri-Michel Comet ont estimé, sur place, que « cette situation [était] inacceptable. Les maires des grandes villes sont particulièrement préoccupés. Il n'est pas acceptable qu'une minorité ultra-violente puisse procéder de la sorte. »
A Déville-les-Rouen, le passage des manifestants a tourné au « saccage », selon les termes de plusieurs journaux normands, et a laissé des traces : tags, papiers jetés au sol… Un porte-parole de la municipalité a indiqué que la Ville allait porter plainte. « Je ne peux croire que les voyous qui ont tagué, dégradé la mairie de Déville et ses abords, l'aient fait au nom des salariés même si quelques drapeaux de la CGT, FO, Sud flottaient parmi les manifestants. Le droit de manifestation est normal. Le droit de prendre en otage des salariés de la mairie, de dégrader les locaux des services publics n'est pas le droit syndical », a indiqué Dominique Gambier, maire de Déville-lès-Rouen, à la presse locale. Le président de l’AMF, François Baroin, lui a exprimé son « plus total soutien » ainsi que « la solidarité des maires de France » face à un acte qu’il qualifie « d’inadmissible » et qui « doit être condamné avec la plus grande fermeté ».
Des grèves et des manifestations doivent se tenir les 17 et 19 mai à l’appel de sept syndicats. Le projet de loi Travail poursuivra, quant à lui, son parcours au Sénat à partir du 13 juin. (Avec Afp)

Télécharger le projet de loi Travail sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité.
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