Édition du Mardi 17 octobre 2006


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Pas de montée de fièvre dans les banlieues mais le niveau des violences à l'encontre des services de sécurité reste élevé, estime la Direction générale de la police nationale

Entre janvier et septembre, 76.898 faits de violences urbaines ont été constatés en France, selon les chiffres communiqués lundi par la Direction générale de la police nationale (DGPN) qui s'inquiète du nombre d'agressions commises à l'encontre de policiers en mission, 2.458 sur les six premiers mois de l'année. Mis en place au début de l'année, le nouvel indicateur des violences urbaines réalisé par les services de la Sécurité publique et des Renseignements généraux a recensé en moyenne 8.548 faits mensuels durant le premier semestre 2006. En septembre, 7.684 actes de violences urbaines ont par ailleurs été commis. «Il n'y a pas de montée de fièvre dans les banlieues», analyse-t-on à la DGPN», en notant que 3.502 voitures ont été brûlées chaque mois entre janvier et juin contre 3.238 en septembre. En revanche, le niveau des violences à l'encontre des services de sécurité, de secours et de santé reste élevé (480 par mois entre janvier et juin, contre 474 en septembre). La DGPN s'alarme tout particulièrement des agressions commises à l'encontre des policiers en mission: 3.842 en 2004, 4.246 en 2005 et 2.458 sur les six premiers mois de 2006, ce qui laisse augurer d'une mauvaise année. «Lors des émeutes de novembre 2005, le degré de violence avait fortement augmenté entre le début et la fin des événements», souligne-t-on à la DGPN. «Depuis la médiatisation des échauffourées aux Tarterêts», le 19 septembre, «il y a également une augmentation des violences à l'encontre des forces de l'ordre. Les affrontements sont plus violents». Les responsables policiers estiment que la répercussion médiatique importante de ces échauffourées encouragent les bandes de banlieues à recommencer ou à se défier. Plusieurs syndicats de policiers, dont l'UNSA-Police, doivent être reçus mardi au ministère de l'Intérieur par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, et le directeur général de la police nationale, Michel Gaudin. Selon les chiffres de l'indicateur national des violences urbaines, 215 affrontements entre bandes ont eu lieu entre janvier et septembre. Par ailleurs, 4.149 «rodéos» de véhicules, 5.959 actes de dégradation de mobilier urbain, 228 occupations de halls d'immeubles, 6.113 jets de projectiles, 4.244 violences collectives à l'encontre des services de sécurité, de secours et de santé, 20.080 incendies de poubelles, 4.396 incendies de biens publics et 31.514 incendies de véhicules ont été recensés.p
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