Maire-info
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Édition du lundi 6 septembre 2021
Logement

L'Insee dresse le portrait-robot des résidences secondaires

Localisation, superficie, profil financier de leurs propriétaires... Cet été, l'Insee a publié un focus intéressant sur les résidences secondaires.

Par Ludovic Galtier

L’Insee dresse, dans une étude publiée le 25 août, le portrait des quelque 3 245 000 résidences secondaires en France et de leurs propriétaires. Où l’on apprend que près de six résidences secondaires sur dix se trouvent sur les littoraux (40 %) ou dans des territoires en altitude (16 %). Cela signifie que plus d’1,3 million d’entre elles sont implantées dans des EPCI situés sur le littoral maritime et 530 000 dans des EPCI situés à plus de 750 mètres d’altitude. 

Parmi elles, près d’une résidence sur cinq (18 %) dans les EPCI situés sur le littoral maritime et une sur trois dans les EPCI situés en altitude est une résidence secondaire. « Jusqu’à 61 % pour les EPCI à plus de 1 500 mètres d’altitude ».

Autres statistiques que retient l’Insee sur la localisation des résidences secondaires en France : 12 % d’entre elles « sont localisées dans des EPCI densément peuplés », dont la moitié se situe dans la seule métropole du Grand Paris, et « les départements d’outre-mer (hors Mayotte) comptent 51 000 résidences secondaires et elles y représentent 7 % du parc de logements ».

Deux résidences secondaires sur trois sont détenues par un ménage de 60 ans ou plus

L’Insee esquisse, en outre, le profil des propriétaires de ces résidences secondaires. « Parmi les résidences secondaires détenues par un ménage résidant en France, 66 % le sont par des ménages âgés de 60 ans ou plus, contre seulement 38 % du parc de résidences principales ».

« Parmi les résidences secondaires dont le ménage détenteur réside en France, poursuit l’Insee, 34 % sont détenues par des ménages aisés. Les résidences secondaires détenues par ces ménages aisés sont plus particulièrement présentes sur les littoraux, hormis celui du Languedoc, dans les Alpes, et notamment les Alpes du Nord, et dans quelques grandes agglomérations, notamment à Paris ». Les ménages aisés sont majoritairement propriétaires des résidences secondaires situées « dans les EPCI tels que l’île de Ré (59 %), Belle-Île-en-Mer, la Côte d’Émeraude et le golfe de Saint-Tropez (plus de 50 %), qui comprennent des stations balnéaires implantées de longue date ». En altitude, où de nombreuses stations de ski sont présentes, « les résidences secondaires sont plus souvent détenues par des ménages aisés dans les EPCI les plus hauts ». 

Les résidences secondaires sont « moins souvent détenues »  par des ménages aisés qu’en moyenne en France « dans les espaces moins densément peuplés hors littoral et altitude ». Les résidences secondaires des ménages modestes (3 % des résidences secondaires détenues par un ménage résidant en France) « sont souvent proches de la résidence principale de ces derniers : 46 % sont à moins de 30 minutes de route de la résidence principale, contre 13 % de celles des ménages aisés ». 

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