Édition du mardi 5 décembre 2017


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L'Anah vise 75 000 rénovations énergétiques en 2018

L'Agence nationale de l'habitat (Anah) qui octroie les aides publiques à la rénovation des logements privés, s'est fixé l'objectif de réhabiliter en 2018 104 000 logements, dont 75 000 énergétiquement, a-t-elle annoncé jeudi dernier. Réuni la veille, le conseil d'administration de l'agence, présidé par la maire de Rennes, Nathalie Appéré, a voté un budget de 804,2 millions d'euros pour l'an prochain, et approuvé de nouvelles aides. Ce budget doit permettre de financer l'an prochain la rénovation de 104 000 logements, dont 75 000 au plan énergétique dans le cadre de son programme phare Habiter mieux, conformément au plan gouvernemental de rénovation énergétique des bâtiments, contre environ 60 000 sur l'année qui s'achève.
En 2017, l'Anah avait pour ambition de rénover 127 000 logements, dont 100 000 via Habiter Mieux, mais l’agence est restée en-deçà de cet objectif.
Le financement du budget de l'agence est assuré notamment par la cession des quotas carbone pour 336 millions d'euros, à laquelle s'ajoutent une subvention de 110 millions d'euros du ministère de la Cohésion des territoires, et d'autres ressources. Dans le cadre de la lutte contre les passoires thermiques (les logements les plus énergivores) instituée comme une priorité du gouvernement, l'Anah lancera l'an prochain une seconde aide à destination des propriétaires modestes occupant leur logement.
Lancée en 2011, la première aide du programme Habiter Mieux peut aller jusqu'à 12 000 euros grâce à une prime attribuée dès lors que les travaux génèrent un gain énergétique de 25 %. Depuis 2013, Habiter Mieux s'adresse aussi aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés en difficulté, et cette année, le programme a été ouvert aux copropriétés fragiles. Ses conditions de financement restent identiques.
Mais à compter de l'an prochain, Habiter Mieux sera renforcé avec une seconde aide financière allant de 7 000 à 10 000 euros, proposée aux propriétaires occupants aux revenus modestes, pour « répondre aux besoins de travaux urgents ». Elle pourra financer le changement d'une chaudière ou des travaux d'isolation de combles ou des murs, s'ils sont réalisés par une entreprise Reconnue garant de l'environnement (RGE).
Une aide destinée aux petites et moyennes collectivités locales verra aussi le jour : d'un montant maximum de 40 000 euros annuels, elle leur permettra de créer un poste de chef de projet pour piloter leurs opérations de rénovation urbaine, sur sept ans.
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