Édition du mercredi 14 avril 2004
Le débat en deuxième lecture du projet de loi sur le transfert des compétences sera "très ouvert", promet Jacques Barrot
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jacques Barrot a promis, mardi, que le débat en deuxième lecture du projet de loi sur le transfert des compétences aux collectivités serait "très ouvert" et a évoqué la remise en cause de "dispositions ponctuelles".
Rappelons que les députés doivent voter solennellement le texte en première lecture ce 14 avril.
S'exprimant lors de son point de presse hebdomadaire mardi, M. Barrot s'est refusé à donner des indications sur le type de dispositions qui pourraient être remises en cause.
Néanmoins, interrogé sur le transfert des personnels TOS (techniciens, ouvriers et employés de service) de l'Education nationale aux régions, critiqué y compris dans les rangs de la majorité, M. Barrot a répondu : "la question a été posée". "Certains transferts peuvent être expérimentés", a-t-il ajouté, en faisant part d'"une approche personnelle".
De nouveau, M. Barrot a affirmé que "les règles de transferts financiers" contenues dans le projet de loi organique seraient "adoptées avant le transfert des compétences".
Jacques Barrot a aussi regretté que l'UDF ne vote pas le projet de loi relatif aux transferts de compétences aux collectivités locales, dit "acte II de la décentralisation", alors que les députés UDF ont "participé au travail de première lecture". " Je regrette qu'ils s'abstiennent alors qu'il s'agit simplement de permettre à ce travail de se poursuivre", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée nationale, avant d'ajouter : les députés UDF "sont les bienvenus sur ce chantier de la deuxième étape".
De son côté, Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne, a annoncé mardi qu'il s'abstiendrait lors du vote du projet de loi sur le transfert des compétences aux collectivités prévu mercredi à l'Assemblée nationale, estimant que la décentralisation "n'est pas la priorité du pays".
"J'ai entendu le message du président de la République, je n'ai pas l'impression que le gouvernement l'ait entendu : la priorité, c'est l'emploi", a déclaré M. Dupont-Aignant, président du club Debout la République, dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "N'embourbons pas le gouvernement avec de fausses questions", a-t-il affirmé, en jugeant qu'il serait "bon qu'un certain nombre de députés UMP s'abstiennent pour montrer que les élections régionales ont changé quelque chose" et qu'"on a compris le message", à savoir qu'il faut qu'"on réfléchisse avant d'agir et qu'on s'occupe des choses importantes".
Il a en outre estimé que "ce texte n'apporte pas de vraies réponses au problème de la décentralisation". "Je ne vois pas la cohérence qu'il y a à voter un texte en première lecture alors même qu'on annonce partout qu'on va le revoir en seconde lecture ; autant le renégocier tout de suite", a conclu le député, qui avait été candidat à la présidence de l'UMP en novembre 2002 et avait obtenu près de 15% des voix (contre 79,42 % à Alain Juppé).c=http://www.updat
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