Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du lundi 5 janvier 2004
Santé publique

La mairie de Vincennes rouvre une école maternelle après l'avis favorable de la Direction générale de la santé

L'école maternelle Franklin-Roosevelt de Vincennes (Val-de-Marne), située sur l'emplacement des anciennes usines Kodak, a rouvert lundi après deux ans et demi de fermeture, a-t-on confirmé lundi dans cet établissement. La mairie de Vincennes, dirigée par Lafon (UMP), a suivi l'avis favorable de la Direction générale de la santé après une longue série d'études scientifiques sous l'égide d'un comité scientifique et de l'Institut de veille sanitaire (INVS). Les dernières analyses réalisées sur 12 substances dans l'air ambiant à l'école maternelle Franklin Roosevelt de Vincennes (Val-de-Marne) n'ont "pas mis en évidence de concentration notable dans les lieux de prélèvements retenus", selon le maire. Dans ce quartier de Vincennes situé sur l'ancien site des usines Kodak, cinq cancers d'enfants, dont quatre développés par des élèves de l'école maternelle Franklin Roosevelt, sont survenus entre 1995 et 2001. L'école a été fermée le 18 juin 2001 et sera réouverte lundi. Dans un communiqué adressé vendredi soir à l'AFP, M. Lafon précise que les prélèvements retenus par les scientifiques ont été effectués le 2 décembre dans les locaux de stockage et dans le parking en sous-sol, ainsi que dans une salle de classe. "Dans les sous-sols, deux substances communément présentes en milieu urbain, le benzène et le trichloroéthylène, ont été détectées", affirme le maire de Vincennes. "Leur concentration dans l'air se situe dans des valeurs moyennes et basses de celles relevées lors des investigations précédentes dans le quartier sud", ajoute Laurent Lafon. "Dans la salle de classe, seul du benzène a été détecté, mais dans des proportions inférieures aux valeurs relevées en 2002", conclut-il. Ce rapport avait été commandé à la demande du comité scientifique chargé du dossier de l'ancien site Kodak de Vincennes. Selon Véronique Lapides, présidente du collectif de vigilance Franklin, "beaucoup de questions restent sans réponses. La pollution de la nappe phréatique est une chose certaine et admise par tous. Les transferts des gaz de la nappe vers la surface, notamment dans l'air ambiant, n'ont pas été suffisamment contrôlés". Un dispositif de surveillance a été mis en place sur ce site, par précaution, avec notamment des capteurs.

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