Édition du Vendredi 23 février 2018


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« L'interaction humaine », comme solution à l'inclusion numérique

13 millions. C'est le nombre estimé de Français en difficulté avec le numérique. Un nombre suffisament  important pour motiver le lancement par le gouvernement, fin 2017, d'une stratégie nationale d'inclusion numérique. Une étude de l'Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa) sur ce sujet, dont les résultats ont été dévoilés mi-février, donne justement des pistes de réflexion, en mettant l'accent sur l'importance du « local ».
L'étude commence par livrer une « cartographie des situations à risque ». Celle-ci montre qu'une  famille monoparentale aura surtout des difficultés d'accès au numérique, quand une personne ne maitrisant pas l'écrit éprouvera davantage de difficultés d'usage. A l'intersection de ces deux difficultés, la « personne en ruralité ».
Mais si les contraintes (difficultés d'accès ou d'usages) sont bien réelles, elles ne sont pas irrémédiables dès lors que « les publics trouvent un intérêt dans l'utilisation de ces outils à court terme », met en avant l’étude. Les besoins sont forcément « très différents en fonction des publics cibles :  faire garder ses enfants de manière temporaire pour une mère ou un père isolés, palier une situation d’éloignement pour une personne en ruralité, accéder à ses droits pour un primo-arrivant, trouver une solution d’hébergement pour un jeune en démarche d’autonomie... ». C'est en offrant une réponse via le numérique à ces besoins que l'on rendra le numérique plus inclusif, semble dire l'étude.
« Il convient ensuite (...) de s’interroger sur les modalités possibles d’accompagnement en local des différents publics, que cet accompagnement soit réalisé par des aidants professionnels, des bénévoles ou des particuliers », poursuit l’Ansa. Il s'agit, en effet, tout autant pour ces relais de faire passer l'information sur les services disponibles que d'aider les personnes à y accéder.
L'étude insiste sur le fait qu'il ne faut pas forcément enfermer des personnes dans des « lieux dédiés à la formation au numérique », mais ouvrir l'accès au numérique un peu partout, là où les gens vont naturellement. « Un service sera d'autant plus utilisé s'il est prescrit par des professionnels ou par des connaissances (amis, famille) en qui les personnes ont confiance, le degré d'utilisation d'un service numérique reposant généralement sur des interactions humaines », affirme l’Ansa.
C'est donc la piste « d'une bonne articulation entre les acteurs de terrain » qu'il faut pousser selon l'organisme. Plus précisément, l'étude recommande « d'encourager le développement d'initiatives locales visant à favoriser l'interaction entre les acteurs du numérique, (ceux) de la solidarité et les professionnels amenés à intervenir dans des lieux divers ou au domicile des publics ciblés ».
E.S.

Télécharger l’étude.
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