Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du lundi 2 mai 2005
Personnes âgées

Journée de solidarité : Jean-Pierre Raffarin installe la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA)

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a installé lundi la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), qui collectera les fonds issus de la Journée de solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées dépendantes. Cette caisse - la cinquième de la Sécurité sociale aux côtés de celles de la vieillesse, la maladie, la famille et des accidents du travail - sera présidée par Alain Cordier, inspecteur général des finances, a indiqué Matignon dans un communiqué. "Elle est née du besoin de renforcer significativement les moyens d'action en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées par la mise en oeuvre d'une solidarité plus active entre les Français", a déclaré M. Raffarin devant les membres du conseil d'administration de la CNSA à Matignon. La CNSA, comme la journée de la solidarité, "s'enracine dans la douloureuse prise de conscience collective qui a suivi la canicule estivale de 2003", celle du "vieillissement de notre pays et des "nouvelles exigences" qu'il pose, a-t-il souligné. "La France compte environ 12 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus. Elles seront 17 millions en 2020", avec alors deux millions, âgées de plus de 85 ans, a indiqué le chef du gouvernement. La CNSA rassemblera les moyens de l'Etat et de l'assurance maladie consacrés à l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, soit: les deux milliards d'euros issus de la journée de solidarité, 0,1% de la contribution sociale généralisée (CSG, 900 millions d'euros) ainsi que les crédits d'assurance maladie destinés aux personnes âgées (5,7 milliards) handicapées (6,6 milliards), selon le dossier de presse de Matignon. Jean-Pierre Raffarin a concédé que l'instauration d'une journée nationale de solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées dépendantes suscitait "critiques" et "incompréhensions", mais a jugé que la France n'avait "guère le choix" en installant lundi la CNSA. "Notre pays doit dégager des moyens supplémentaires pour faire face aux nouveaux besoins, mais nous devons également limiter au maximum les prélèvements obligatoires pour développer la compétitivité de notre pays, c'est-à-dire pour favoriser la croissance et l'emploi", a-t-il affirmé. La journée nationale de solidarité est "une étape décisive dans la lutte contre l'isolement des personnes fragiles, contre les égoïsmes particuliers et contre l'indifférence collective", a-t-il dit. M. Raffarin a répété toutefois que cette journée "fera l'objet ultérieurement, comme toutes les réformes importantes, d'une évaluation et d'une éventuelle adaptation". C'est aussi ce lundi que le Conseil d'Etat doit examiner en audience publique la requête de la CFTC contre la suppression du lundi de Pentecôte férié (le 16 mai cette année). Contestant la légalité de cette "journée de solidarité", le syndicat demande que l'exécution de la mesure soit différée et le gouvernement obligé à organiser une réunion avec les partenaires sociaux.</

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