Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mercredi 7 décembre 2011
Investissements

La Fédération nationale des travaux publics s'inquiète pour le carnet de commandes des entreprises de travaux publics en 2012, notamment à cause du manque de financement bancaire aux collectivités

Selon la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), le secteur des travaux publics, après avoir enregistré une progression de 5,1% en 2011, devrait connaître une baisse d'activité en 2012, malgré le démarrage de grands projets.
«Nos prévisions qui anticipent une baisse limitée de 1,5% de la demande des collectivités aux travaux publics, sont pour le moment optimistes par rapport aux informations qui me remontent du monde financier», a indiqué hier Patrick Bernasconi, président de la FNTP, lors d'une conférence de presse. Cette hypothèse «d'un recul de l'activité de 1,5% tient compte des incertitudes qui pèsent sur l'évolution des recettes futures des collectivités suite à la réforme fiscale et au gel des dotations de l'État», a-t-il précisé. Selon lui, «On est actuellement sur une baisse très forte, vers l’extinction, des prêts des banques aux collectivités locales. C’est une boule de neige qui va grossir et éclater au premier trimestre 2012».
Pour sa part, il estime à «7 milliards d’euros pour 2012», le montant «des financements non satisfaits des collectivités locales». «Si ces 7 milliards, sur un total de 16 milliards nécessaires aux collectivités locales pour réaliser leurs travaux d’infrastructures, ne sont pas satisfaits, cela impactera les travaux publics de 10% de leur activité et entraînera la disparition de 30.000 emplois en 2012», a-t-il souligné. La FNTP constate aussi que la réalisation de projets en partenariat public-privé devient «de plus en plus compliquée».
Le dossier remis à la presse hier fait état de 3.200 postes d’ouvriers permanents supprimés sur les neuf premiers mois de 2011 et, depuis la crise de 2008, la profession des travaux publics a perdu 24.000 emplois, soit une baisse de 9% des effectifs.
Toutefois, l’activité aurait davantage chuté si plusieurs grands projets étalés sur de nombreuses années, notamment des lignes à grande vitesse (LGV), n’étaient pas programmées pour démarrer en 2012, soulignent la FNTP. Aussi, à fin octobre 2011, les carnets de commandes se sont remplis et s’élèvent à 5,8 mois d’activité contre 5,1 mois un an auparavant.

Pour télécharger le dossier de presse (PDF, 770 Ko), utiliser le lien ci-dessous.
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