Édition du mardi 21 juillet 2020


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Installation des conseils communautaires : l'AdCF dresse un premier bilan

 

Cette fois, le cycle électoral des élections municipales et communautaires est bien achevé : la dernière étape a eu lieu la semaine dernière avec l’installation des derniers conseils communautaires, qui pouvait se dérouler jusqu’au vendredi 17 juillet. L’AdCF (Assemblée des communautés de France) s’est livrée à une première analyse, au pied levé, de ces installations, avec un premier chiffre à retenir : dans les intercommunalités dites urbaines (métropoles, communautés urbaines et d’agglomération), près de 60 % des présidents ont été reconduits.

Présidents reconduits et nouveaux élus
Les statistiques de l’AdCF, publiées hier, portent sur environ « 70 % des intercommunalités », dont la presque totalité des intercommunalités urbaines. Il apparaît que le taux de reconduction des présidents est un peu supérieur dans ces intercos « urbaines », avec environ 60 %, que dans les communautés de communes (54 %). Dans les EPCI urbains, toujours, 54 % des présidents sont « les maires de la ville principale ». Les présidents dont des maires à 88 %. Seulement 9 % des présidents de ces intercommunalités urbaines sont des femmes. Les métropoles sont, de ce point de vue, un peu plus vertueuses, avec un taux de 20 % de femmes présidentes (parmi lesquelles Johanna Rolland à Nantes, Martine Vassal à Aix-Marseille, qui ont conservé leur mandat, ou Nathalie Appéré à Rennes qui est devenue présidente de la métropole alors qu’elle n’était auparavant que première vice-présidente). 
Beaucoup de personnalités ont été réélues à la présidence de leur métropole : François Rebsamen à Dijon, Christian Estrosi à Nice, Hubert Falco à Toulon, Patrick Ollier à la Métropole du Grand Paris. Dans les communautés urbaines, d’autres noms connus ont été reconduits dans leurs fonctions, dont Édouard Philippe au Havre, qui récupère les mandats qu’il avait abandonnés pendant ses trois années à Matignon, mais aussi Catherine Vautrin (Reims), Stéphane Le Foll (Le Mans), Christophe Béchu (Angers). 
D’autres intercommunalités urbaines ont changé de président. À commencer par celle d’Annecy, dont le président, Jean-Luc Rigault, était également président de l’AdCF. Battu dans sa ville d’Annecy par l’écologiste François Astorg, Jean-Luc Rigault a dû également céder la place à la présidence du Grand Annecy, battu par Frédérique Lardet (LaREM). Celle-ci doit donc abandonner son siège de députée à l’Assemblée nationale.
Pour ce qui est des métropoles, ce sont notamment celles de Strasbourg, Orléans, Tours, Montpellier, Metz, Nancy et Bordeaux qui ont changé de président. À Metz, Nancy et Montpellier, les maires des villes centres sont devenus présidents de la métropole. Dans les autres cas, cette fonction a échu à un maire d’une commune périphérique. Dans les communautés urbaines qui ont changé de président, on notera que c’est seulement à Arras et à Besançon que les maires des villes centres ont accédé à la présidence. 

Fusions « digérées »
L’AdCF note que « les situations dans lesquelles des président(e)s sortants se représentent sans l’emporter sont concentrées dans les secteurs urbains, là où les logiques d’affiliation politique sont plus fortes et là où les alternances politiques ont été marquées ». En dehors de cela, « la plupart des changements interviennent en fait lorsque les présidents sortants souhaitent eux-mêmes passer la main au niveau intercommunal, ou ont mis fin à leur engagement public local ».
L’association estime que l’élection au scrutin uninominal du président et de chaque président – un temps remise en question au moment du débat sur la loi Engagement et proximité – « peut s’avérer fastidieuse mais donne une certaine solennité à l’élection de chaque membre de l’exécutif. Elle conduit l’élu à prendre des engagements devant l’assemblée, surtout quand sont précisées ses futures délégations ». 
Enfin, l’AdCF relève que « le nombre élevé de candidatures constaté en 2017 à l’issues des fusions massives » semble ne pas se retrouver en 2020. Cela donne à penser à l’association que les fusions sont « pour la plupart ‘’digérées’’ (y compris dans leurs incidences budgétaires) et dépassées au profit d’une priorité accordée aux projets et aux politiques publiques. Les remises en cause des périmètres s’avèrent très peu visibles, en dehors de quelques exceptions très particulières. »

F.L.

Accéder à l’analyse de l’AdCF.

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