Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mercredi 6 février 2002
Incendie et secours

Les sapeurs-pompiers estiment que la loi démocratie de proximité « va provoquer le démantèlement des SDIS, qui dépendront désormais des conseils généraux, avec des réductions d'effectifs et de moyens »

Quelque 1 200 pompiers professionnels, selon la police, ont manifesté mardi près de l'Assemblée nationale à Paris pour protester contre un volet de la loi sur la démocratie de proximité prévoyant notamment de confier les services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) aux conseils généraux, avec à la clé, selon les protestataires, une réduction des effectifs et des moyens. Les manifestants, qui répondaient à l'appel de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), de la CFTC et de la CGT, se sont rassemblés en tenue d'intervention, mais sans les casques, mardi après-midi derrière le Palais Bourbon. Venus de nombreux départements (Corrèze, Sarthe, Ain, Allier, Loir-et-Cher, Loire-Atlantique ou encore Saône-et-Loire, etc.) avec un camion à grande échelle, ils ont allumé des feux de Bengale, des fumigènes oranges et tiré quelques fusées de détresse au dessus de l'Assemblée nationale, mais la manifestation s'est déroulée dans le calme et la préfecture de police ne signalait aucun incident mardi en fin d'après-midi. Selon la CFTC, ce volet de la loi sur la démocratie de proximité « remet en cause la loi de départementalisation et va donc provoquer le démantèlement des SDIS, qui dépendront désormais des conseils généraux, avec des réductions d'effectifs et de moyens ». La FNSPF dénonce pour sa part un texte « néfaste pour le pouvoir public de proximité ». La fédération assure par ailleurs que la manifestation de mardi constituait une « première action » et un « coup de semonce ». Contrairement aux pompiers militaires, tels ceux de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et du bataillon de marins-pompiers de Marseille, les pompiers professionnels des SDIS sont des civils qui ont le droit de se syndiquer et ne sont soumis à aucun devoir de réserve.


S'ABONNER GRATUITEMENT NOUS ÉCRIRE
PARTAGER
IMPRIMER
Retrouver une édition

Sur le site de l'AMF
Accéder au site