Édition du lundi 9 octobre 2006


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Le ministre de l'Intérieur propose que les veuves et conjoints de sapeurs-pompiers décédés en service se voient proposer un emploi dans la fonction publique

Nicolas Sarkozy a mis en exergue à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, le travail des pompiers volontaires, à la différence de ceux qui «empoisonnent la vie des autres». Par leur engagement, les pompiers dépassent «l'égoïsme et l'individualisme ambiants», contrairement à «ceux qui sont volontaires pour aller brûler des voitures», a dit le ministre de l'Intérieur, qui clôturait le 113e congrès national des sapeurs-pompiers organisé par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). En réponse à ceux qui lui reprochent une faveur donnée à la répression plutôt qu'à la prévention, le ministre a répliqué que «la punition, c'est la première des préventions». Il s'est félicité des résultats enregistrés durant l'été en matière d'arrestation de pyromanes et sur le front des incendies de forêts, «dont les statistiques n'ont jamais été aussi bonnes depuis 30 ans». Il a signé un plan d'action en faveur de la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires avec le Medef, en présence de sa présidente Laurence Parisot et d'un représentant de la CGPME. «Cette démarche gagnant-gagnant conforte notre volonté d'assurer un service de secours de proximité dans le cadre des missions de la sécurité civile», a déclaré le ministre dans son discours prononcé devant plusieurs centaines de pompiers et d'élus. Il a dit avoir voulu donner «un coup de pouce aux employeurs du secteur privé qui autorisent leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires à intervenir pendant leurs heures de travail». La circulaire commentant l'attribution du le label «employeur partenaire des sapeurs-pompiers» est d'ailleurs publiée au JO du 7 octobre. Il a rappelé que la loi de modernisation de la sécurité civile votée en 2004 avait contribué à faire reconnaître la «dangerosité» du métier de pompier. «Le tribut payé par les soldats du feu est lourd», a rappelé le ministre, qui souhaite que l'Etat donne «à toutes les veuves et conjoints de sapeurs-pompiers qui ont perdu la vie en service» la possibilité «de se voir proposés automatiquement un emploi dans la fonction publique». Il a précisé à la presse qu'il s'agirait d'une «intégration directe» sans concours. En marge du 113ème congrès, deux études scientifiques ont été officiellement lancées, pour la première fois en France, sur la santé des pompiers volontaires et professionnels, afin de savoir précisément de quoi ils meurent et quelles maladies les affectent. Deux cohortes d'au moins 15.000 pompiers vont être étudiées sur des dizaines d'années. Une première étude concernera les causes de décès des pompiers en activité ou à la retraite. Elle sera menée par des scientifiques de l'université de Bordeaux, de l'Institut national de veille sanitaire (INVS) et de l'ENSOSP. Une autre étude concernera l'état de santé de tous les adhérents de la Mutuelle nationale des sapeurs-pompiers (MNSP) qui accepteront de répondre chaque année à un questionnaire, ainsi que leurs enfants de plus de 16 ans, selon Claude Gonzales, président de la MNSP qui compte 35.000 adhérents. Plusieurs syndicats de pompiers professionnels, demandant un aménagement de fin de carrière, ont récemment relayé les plaintes de quinquagénaires se disant «usés» ou «vieillis prématurément» par ce métier dangereux.<sc
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