Édition du jeudi 21 mars 2013


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Cantines : une étude décerne un satisfecit aux communes

L’UFC-Que choisir a rendu publics mardi les résultats de son enquête sur la qualité nutritionnelle dans les cantines scolaires. Rappelons que la loi 2010-874 du 27 juillet 2010, son décret et son arrêté d’application parus en septembre 2011, ont fixé des règles strictes en matière de repas servis dans les cantines et rendu obligatoire « l’équilibre nutritionnel des repas ». Aujourd’hui, l’UFC-Que Choisir regrette que l’arrêté soit dans le collimateur de la mission Boulard-Lambert, chargée par le Premier ministre de proposer des normes à supprimer. La mission considère en effet, à l’instar de la CCEN lorsqu’elle avait examiné le projet de décret, que les règles qui y sont mentionnées pourraient sortir du cadre réglementaire et figurer dans un guide de bonnes pratiques.
L’UFC-Que choisir demande de façon «
impérative » le maintien de la loi de 2010 et de son arrêté d’application, et souhaite montrer, à travers son enquête, les retombées positives qu’ont générées ces textes. Pour les cantines qui dépendent des communes – celles des écoles élémentaires publiques – l’étude démontre « une impressionnante montée en régime de qualité ». « Force est de noter l’impact de la nouvelle réglementation, écrit l’UFC. Sur les 12 communes ayant écopé de l’appréciation « médiocre » ou « mauvais » en 2005, 11 décrochent l’examen 2013 haut la main, avec une moyenne de 15,5 ! ».
La loi de 2010 a donc été « très bien comprise » par les élus locaux, selon l’UFC-Que choisir : sur les 384 communes étudiées, les cantines scolaires obtiennent une moyenne de 15,2/20. Plus d’un quart des communes ont une note supérieure à 17/20. À l’inverse, seulement 3% des communes étudiées obtiennent moins de la moyenne. Les résultats sont beaucoup moins probants à l’échelle des collèges et des lycées.
En conclusion de son enquête, l’UFC-Que choisir donne un certain nombre de préconisations – et conseille en particulier que le personnel des cantines soit mieux formé à l’achat et aux problématiques nutritionnelles. L’association pointe également le développement rapide de « modes de restauration rapide » au sein même des établissements – stands qui vendent des pizzas, hamburgers, sodas, etc. Elle demande purement et simplement leur « interdiction » , tant ils sont en « contradiction totale avec les efforts nutritionnels réalisés » dans les cantines.

Télécharger l’étude de l’UFC-Que choisir
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