Édition du vendredi 2 janvier 2004


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L'expulsion de familles Roms installées illégalement sur un terrain de la ville de Melun ne pourra avoir lieu avant le 13 avril 2004

L'expulsion de quelque huit familles Roms installées illégalement depuis la mi-août sur un terrain de la ville de Melun (Seine-et-Marne) ne pourra avoir lieu avant le 13 avril 2004, a décidé lundi le tribunal civil de la ville. A l'audience de vendredi, les deux parties étaient arrivées à un compromis sur le respect d'une trêve hivernale avant une éventuelle expulsion que seule la préfecture pourra décider en envoyant la force publique. Dans son jugement, le tribunal renvoie la balle à l'Etat, pourtant non partie-prenante dans la procédure, en l'enjoignant de "trouver (après le 13 avril) une solution sociale de relogement pour toutes les personnes qui ne feront pas l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière". Selon le comité de soutien des Roms, une seule famille serait en possession de papiers lui permettant une régularisation, les autres ayant épuisé tous les recours administratifs, parfois depuis de longues années. Selon Me Claude Gillet, avocat de la ville de Melun, le tribunal a reconnu dans son jugement que "le relogement de ces populations est un problème d'Etat" et non de la commune. Le campement des Roms se trouve sur un terrain voué à la construction d'un hôpital intercommmunal. La ville de Melun avait fait remettre la semaine dernière une assignation en référé pour le lendemain de Noël aux Roms -15 adultes, 13 enfants- qui campent au lieu-dit la "butte de Beauregard" dans des caravanes vétustes installées sur un chemin boueux en bordure d'une route nationale. Dans les motifs de sa décision, le tribunal a d'ailleurs mentionné la dangerosité de cet axe "présentant un risque sérieux pour la sécurité" des automobilistes et des Roms. Le comité de soutien s'était étonné de l'enclenchement de cette procédure judiciaire, en contradiction avec la livraison aux Roms début décembre par la DDASS de chauffages électriques et de deux groupes électrogènes. Après leur départ en juin d'un campement à Lieusaint (Seine-et-Marne), dû selon le comité de soutien "à un harcèlement policier", et deux mois d'errance en Ile-de-France, une trentaine de familles de Roms se sont installées à Melun et sur la commune voisine de Moissy-Cramayel.
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