Édition du jeudi 24 octobre 2013


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Catégorie C : le CSFPT défavorable à la révision de la grille indiciaire

Plutôt que d'envisager un dégel, voire une hausse du point d'indice, qui s'appliquerait à tous les fonctionnaires, le gouvernement a proposé avant l'été une modification de la grille des agents de catégorie C (qui comptent pour 75 % des agents territoriaux) pour tenir compte de la baisse de leur pouvoir d'achat. Une première proposition, rejetée aussitôt par les syndicats, a débouché sur une nouvelle proposition, en septembre. Celle-ci prévoit de modifier les indices de traitement, augmenter le nombre d'échelons dans les échelles de rémunération et la durée nécessaire pour un avancement. Le conseil supérieur de la fonction publique territoriale a émis hier un avis défavorable sur les projets de décrets mettant en œuvre l’évolution proposée.
Une majorité des représentants des employeurs se sont abstenus (9 absentions et 6 voix pour), tandis que l'ensemble des syndicats a rejeté les textes (20 voix contre). « Les organisations syndicales, dans leurs déclarations liminaires, ont déploré le manque d'ambition gouvernementale de ces textes qui n'ont qu'une portée d' ajustement salarial et d’affichage politique alors qu'une réflexion d'ampleur devrait avoir lieu sur la catégorie C », explique le communiqué du CSFPT publié hier. Selon Philippe Laurent, président du CSFPT, les employeurs n'ont pu eux, une fois de plus, « que regretter de n'avoir été que si tardivement (la veille au soir pour le collège employeurs) et si partiellement informés (manque de détails sur les calculs) de cette dernière mouture du projet de revalorisation ». Sur le fond, Philippe Laurent se dit « comme les syndicats, plutôt favorable à une revalorisation du point d'indice plutôt qu’à ce bricolage auquel on assiste qui épuise tout le monde et démotive les agents, dans un contexte où revient un discours négatif sur la gestion locale ».
Selon les éléments chiffrés donnés hier, le surcoût de la revalorisation qui doit s'appliquer au 1er janvier prochain (après passage en commission consultative d'évaluation des normes début novembre), serait de l'ordre de 100 millions d'euros pour les collectivités locales. A minima pour éviter que les plus bas salaires ne soient en deçà du SMIC.
E.S.
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