Édition du mardi 20 mars 2018


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Philippe Laurent propose la création d'une fédération nationale d'employeurs territoriaux

Faire entendre plus distinctement la voix des exécutifs locaux sur les réformes proposées par le gouvernement, notamment dans le cadre du forum Action Publique 2022 et de la préparation de la prochaine Conférence nationale des territoires en juin. Telle est en substance la proposition formulée par Philippe Laurent, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), devant le collège des employeurs territoriaux réuni le 14 mars en présence de Bruno Delsol, le directeur général des collectivités locales.
Pour le maire de Sceaux et secrétaire général de l’AMF, l’expression des élus devrait se faire à travers une « fédération nationale des employeurs territoriaux », dont la création lui paraît être « une urgente nécessité ».
Estimant qu’une telle instance, qui regrouperait toutes les associations d’élus, permettrait d’exprimer d’une même voix des positions communes « avant et pendant l’élaboration des réformes », Philippe Laurent fait le parallèle avec les deux autres versants de la fonction publique. « La FPE a un employeur, c’est l’Etat. La FPH a un employeur, c’est la Fédération hospitalière de France. Dans la territoriale, les employeurs multiples sont aujourd’hui éclatés et le gouvernement et les syndicats ont face à eux plusieurs acteurs, ce qui rend moins audibles les revendications et propositions des collectivités », confie-t-il à Maire Info.
Pour le président du CSFPT, l’émergence d’une fédération nationale permettrait également de mettre en œuvre une véritable concertation tripartite entre les employeurs des trois versants de la fonction publique et le gouvernement. En outre, selon Philippe Laurent, la réorganisation et le renforcement du collège employeurs serait l’occasion « d’associer toutes les strates de collectivités et les EPCI ».
« Il est temps que les exécutifs locaux prennent en main effectivement les questions relatives à la fonction publique territoriale », souligne Philippe Laurent. L’élu francilien a, par ailleurs, indiqué que les employeurs publics locaux auraient leur mot à dire sur « sur tous les axes actuels de réforme », citant notamment les propositions que ces derniers seront amenés à faire sur les dossiers du recours aux contractuels, des rémunérations, de la mobilité des personnels territoriaux ou des quotas de nomination.
E.Q.



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