Édition du mardi 14 septembre 2010


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Absentéisme pour raison de santé: une étude de Dexia Sofcap souligne une détérioration et un coût en augmentation

«Après s’être stabilisées à un niveau élevé depuis plusieurs années, les absences pour raison de santé dans la fonction publique territoriale repartent à la hausse depuis 2008.» Le nombre d’arrêts a progresse de 8% en 2009, celui des agents arrêté a augmenté de 7% et la durée moyenne des arrêts de 4%. C’est que montre l’étude sur l’absentéisme dans la fonction publique territoriale publiée par Dexia Sofcap, issus des données de 2009 analysées à fin mars 2010 (1). Ainsi, en 2009, la société d’assurance observe que «le nombre d’arrêts en maladie (maladie ordinaire, longue maladie/longue durée) est en hausse de 11%. Les accidents de service (travail, trajet et maladie professionnelle) touchent également plus d’agents (+ 5%), plus souvent (+ 9%) et durent plus longtemps (+ 9%) par rapport à 2007». «Au-delà des fluctuations observables d’une année à l’autre, cette dégradation importante des indicateurs semble plus structurelle que ce que nous constatons généralement», indique Pierre Souchon, directeur de l’ingénierie santé et travail chez Dexia Sofcap. Trois hypothèses sont «avancées pour expliquer cette aggravation: des agents globalement plus âgés aux durées d’arrêt plus longues, des critères d’imputabilité des accidents différents (conséquence du nouveau décret de 2009 sur les commissions de réforme), un contexte général de crise perturbant.» Le second constat fait par les auteurs de l’étude porte sur les disparités qui existent entre les collectivités selon leur taille. Le document remis à la presse indique que depuis plusieurs années, «le taux d’absentéisme, les nombres d’arrêts et d’agents arrêtés, dépendent de la taille et de l’effectif de la collectivité. Le taux d’absentéisme varie (selon les données de 2008) de 5,9% dans les collectivités de moins de 10 agents à 8,7% dans celles de plus de 350 agents. Les agents sont moins nombreux à s’arrêter dans les petites structures. En moyenne, ils s’arrêtent rarement mais longtemps. A l’inverse, dans les grandes collectivités, les agents sont trois fois plus nombreux à s’absenter, s’arrêtent plus souvent, mais sur des durées plus courtes». Cette détérioration a aussi pour conséquence un accroissement du coût. «Selon les derniers chiffres connus de 2008, le coût moyen d’un arrêt par agent se situe entre 1.171 euros et 1.798 euros suivant la taille de la collectivité (hors frais médicaux, charges patronales incluses). Ce coût progresse depuis 2004, de 3% à 5% selon la nature de l’arrêt». Un programme de recherche conduit par Dexia Sofcap, en partenariat avec le centre de gestion scientifique de l’Ecole des mines de Paris, «met en lumière la grande variété des coûts indirects: coût du remplaçant et de sa formation, coût de gestion administrative de l’absentéisme, coût de la désorganisation engendrée dans les services et dégradation de la qualité du service rendu à l’usager». Là encore, ces coûts indirects varient selon les collectivités. Le facteur qui intervient n’est plus la taille de la collectivité mais «l’organisation de la structure, en fonction de la capacité d’un service à faire preuve de réactivité, d’anticipation, d’apprentissage, d’esprit d’initiative et d’entraide». Aussi, «investir dans la qualité des organisations est un facteur important pour mieux maîtriser l’absentéisme et ses coûts», précise Pierre Souchon. «Le déploiement de démarches qualité, la mise en œuvre d’actions de gestion prévisionnelle des métiers et des compétences, le suivi régulier des dispositifs d’évaluation des risques professionnels contribuent à maîtriser efficacement les coûts indirects». (1) Ces résultats sont issus des dernières études publiées par Dexia Sofcap: "Regard sur les absences pour raison de santé" (juin 2010), "Analyse et conjoncture et enjeux Budgétaires » (octobre 2009) qui dressent un état des lieux de l’absentéisme pour raison de santé et de leurs impacts financiers dans la fonction publique territoriale. Les études se basent sur un échantillon de 315.900 agents affiliés CNRACL répartis dans 17.300 collectivités et portent sur l’ensemble des arrêts de travail déclarés entre 2007 et 2009. Les études publiées en 2009 sont consultables sur le site de Dexia Sofcap (voir lien ci-dessous, liens vers les études sur la droite de la page).
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