Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mercredi 13 mars 2002
Environnement

Selon Eco-Emballages, deux communes françaises sur trois avaient signé un contrat fin 2001, permettant à 42,5 millions de Français de séparer leurs emballages du reste de leurs ordures ménagères

Le tri des déchets ménagers a fait des progrès spectaculaires en quelques années en France, selon un bilan établi mardi par Eco-Emballages, la principale société de gestion de la collecte sélective des ordures. Selon ce bilan, deux communes françaises sur trois (26 013 au total) avaient signé un contrat avec Eco-Emballages fin 2001, permettant ainsi à 42,5 millions de Français (69% de la population) de séparer leurs emballages du reste de leurs ordures ménagères. Sept ans plus tôt, fin 1994, seulement 14 millions de Français avaient la possibilité de trier leurs emballages grâce à Eco-Emballages. La population ayant la possibilité de trier ses emballages grâce à Eco-emballages pourrait atteindre 49 millions en 2002 et 53 millions en 2004, selon la société. Les emballages ménagers comprennent les papiers-cartons, le verre, les plastiques et les boîtes de conserve. Ils peuvent être recyclés (transformés en matière première) avec ou sans valorisation (récupération de chaleur et/ou d'énergie dans le processus). Leur nombre ne cesse d'augmenter, atteignant 100 milliards d'unités en 2000 contre 80 milliards en 1994 en raison de l'accroissement démographique et du nombre de ménages d'une personne qui consomment davantage de produits pré-emballés. Mais, le poids de l'emballage ne cessant de s'alléger, le tonnage global n'a que faiblement augmenté, à 4,7 millions de tonnes en 2000 contre 4,6 millions de tonnes en 1994. Il devrait être resté en 2001 à son niveau de l'année précédente, selon Bernard Hérodin, directeur financier d'Eco-Emballages. En 2001, 3,3 millions de tonnes d'emballages ont été recyclées avec ou sans valorisation dont 2,8 millions de tonnes grâce à Eco-Emballages. En 1994 seules quelque 600 000 tonnes, du verre pour l'essentiel, avaient été recyclées sans aucune récupération de chaleur ou d'énergie. Quelque 700 000 tonnes sont encore allées en décharge en 2001 contre 350 000 en 1994. D'autres emballages (environ 700 000 tonnes en 2001 et 600 000 tonnes en 1994) ont été incinérés sans recyclage mais avec récupération d'énergie par des municipalités qui n'ont pas encore conclu de contrats de collecte sélective avec Eco-emballages ou les autres sociétés spécialisées. Créée en 1992, Eco-Emballages signe des contrats à la fois avec les entreprises et les collectivités locales. Aux premières, elle demande une contribution pour chaque emballage mis sur le marché (environ deux centimes de franc d'avril 2000 à mars 2002). Avec le produit de ces contributions, elle verse des aides aux municipalités pour mettre sur pied la collecte sélective.

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