Édition du mardi 3 juin 2008


    Imprimer Imprimer

Responsabilité environnementale: les collectivités territoriales pourraient demander la réparation d'une atteinte portée directement ou indirectement à leur territoire

Le Sénat a adopté en fin de semaine, après déclaration d'urgence, le projet de loi relatif à la responsabilité environnementale. Ce texte transpose notamment en droit français la directive du 21 avril 2004 (1) - dont l'échéance de transposition était fixée au 30 avril 2008 - qui établit un cadre commun de responsabilité en cas d'atteintes graves à l'environnement. Il s'appuie sur le principe «pollueur-payeur» et prévoit que l'exploitant d'une activité professionnelle, reconnu responsable de dommages graves causés aux espèces et aux habitats naturels protégés, à la qualité des eaux et à l'état des sols, doit désormais financer les mesures de prévention ou de réparation des dégâts, lesquelles étaient jusque-là à la charge de l'État, donc des contribuables. Ce nouveau régime de responsabilité, dont l'objet est de protéger l'intégrité du milieu naturel en l'absence même de victime indemnisable, contribue à la mise en oeuvre des principes de prévention et de réparation inscrits dans la Charte de l'environnement du 1er mars 2005. Parmi les modifications apportées par les sénateurs dans le cadre de la transposition de plusieurs autres directives en matière de responsabilité environnementale (répression de la pollution marine, qualité de l'air, lutte contre l'effet de serre, produits biocides, déchets, etc.), figurent notamment: - le renforcement de la répression des pollutions en mer: d'une part, les rejets volontaires seraient punis de peines plus sévères, et d'autre part, la répression des rejets involontaires intègrerait la notion de «rejet par négligence grave», ce qui entraînerait des peines plus sévères; enfin, les pollutions commises par les navires étrangers seraient mieux réprimées; cet amendement vise à transposer la directive n° 2005/35 du 7 septembre 2005; - la définition des «nouveaux entrants» concernés par le Plan national d'allocation des quotas d'émission de gaz à effet de serre (PNAQ); - la possibilité pour les collectivités territoriales de demander la réparation d'une atteinte portée directement ou indirectement à leur territoire à la suite d'une infraction environnementale. (1) Directive n° 2004/35/CE, 21 avril 2004, JOUE n° L 143, 30 avril 2004. Pour accéder au texte de la petite loi, voir lien ci-dessous.
Édition du mardi 3 juin 2008 image
Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France