Édition du jeudi 21 septembre 2006


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Les précipitations importantes d'août et septembre sur le quart nord-est du territoire ont permis d'améliorer sensiblement la situation hydrologique

Nelly Olin, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a présidé mardi le comité sécheresse à l’issue duquel elle a fait un point de situation. Soixante cinq départements au total ont pris, depuis le début de l'étiage, des arrêtés de limitation des prélèvements afin de concilier les usages de l'eau tout en limitant la dégradation des milieux aquatiques. Au 15 septembre, 63 départements ont toujours un arrêté de limitation des usages de l’eau en vigueur. Au cours des 12 derniers mois, qui marquent la saison hydrologique 2005/2006, les précipitations ont été généralement inférieures à la moyenne. Si la quantité d’eau disponible pour l’écoulement des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines est proche de la normale dans la plus grande partie des régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charente, Aquitaine, Limousin, Auvergne, Bourgogne Franche-Comté et en Corse, elle est très inférieure à la normale dans le bassin parisien, la région Centre et le sud de la Garonne la région Rhône-Alpes et le sud de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur expliquant les situations aujourd’hui délicates dans ces régions. Les précipitations importantes des mois d'août et septembre sur le quart nord-est du territoire ne marquent pas encore la fin de la période sèche mais elles ont permis d'améliorer sensiblement la situation hydrologique, de ralentir la baisse, voire dans quelques cas d'amorcer une remontée du niveau des nappes souterraines et de certains cours d'eau. Si les pluies ont pu être 4 fois supérieures à la normale dans les régions Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Franche-Comté, Bourgogne, générant localement des inondations, elles ont été relativement faibles dans le Languedoc-Roussillon, le sud de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et la Corse puisque le bilan pluviométrique enregistre un déficit de 50% des normales saisonnières sur les trois derniers mois. Ce dernier constat est identique en Bretagne. Les débits des cours d'eau ont profité de façon hétérogène des précipitations récentes et demeurent généralement faibles pour cette saison sur les deux tiers du territoire. La situation générale des nappes souterraines reste comparable à celle de juillet. Les pluies abondantes de ce mois n’ont eu, pour l’heure, que peu d’incidence sur l’état des nappes. Toutefois, la phase de décharge des nappes semble se terminer mais cette tendance à la stabilisation reste encore précaire. La situation est plus favorable pour l’Ouest atlantique et à un degré moindre pour le Languedoc-Roussillon bien que les écarts s’amoindrissent. En revanche, les niveaux sont toujours en deçà de ce qu’ils étaient en 2005 pour les nappes très capacitives du bassin de Paris et surtout pour celles suivant l’axe rhodanien. Les précipitations des prochains mois devront être largement supérieures aux moyennes saisonnières pour reconstituer pleinement les réserves souterraines et superficielles.<
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