Édition du mercredi 18 octobre 2006


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Le nombre d'espaces naturels se réduit, essentiellement en zones rurales, selon un rapport de l'Institut français de l'environnement (IFEN)

La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, qui présentait, mardi 17 octobre, un rapport officiel sur l'état de l'environnement en France, a salué les progrès sur le front de la pollution. «De manière générale, les situations les plus critiques de forte pollution localisée se sont beaucoup améliorées», a-t-elle relevé en dévoilant à la presse le rapport 2006 de l'Institut français de l'environnement (IFEN). «L'économie est de plus en plus "éco-efficace"», grâce à une meilleure maîtrise des pollutions et un poids accru du tertiaire, a expliqué Bruno Tregouët, le directeur de l'IFEN, qui dresse tous les quatre ans un état des lieux de l'environnement en France. Depuis 25 ans, «on constate un découplage entre les émissions de CO2 - le principal gaz responsable du réchauffement climatique - et la courbe de la croissance», a-t-il poursuivi. Par ailleurs, la qualité de l'air dans les grandes et moyennes agglomérations s'est améliorée depuis 2002. L'IFEN note que, globalement, les émissions de gaz à effet de serre sont «à peu près stables». Le secteur de l'industrie pollue de moins en moins, et les transports, premier émetteur de gaz à effet de serre, ont stabilisé leurs émissions ces quatre dernières années. La réduction globale de la consommation de carburants, dues à la hausse du prix du pétrole, aux limitations de vitesse et aux progrès sur les véhicules, n'ont pas permis de compenser l'augmentation du trafic automobile. Le quatrième rapport de l'Ifen relève aussi que dans l'agriculture, «pour la première fois, après trente ans de dégradations, les nitrates semblent globalement en voie de stabilisation dans les cours d'eau». Mais cette amélioration ne concerne pas les eaux souterraines, car «les pesticides restent présents dans la plupart des cours d'eau et dans une grande partie des nappes». L'IFEN s'alarme toutefois du recul inquiétant des espaces verts. Les habitations, zones d'activité et routes remplacent de plus en plus d'espaces naturels, et menacent la biodiversité. «Les zones artificielles couvrent désormais 8% du territoire métropolitain alors que, dix ans auparavant, elles n'en couvraient que 7%», a indiqué Nelly Olin. «Cette augmentation peut paraître faible, mais cela représente chaque année 60.000 hectares perdus», a-t-elle ajouté. Les forêts restent épargnées, mais les prairies et les terres agricoles sont les espaces les plus touchés par cette «artificialisation des sols». L'IFEN précise que ce phénomène, qui a débuté dans les années 1960, se concentre sur la grande périphérie des villes et le littoral. La ministre de l'Ecologie a garanti qu'elle présenterait, d'ici la fin de l'année, «un plan de reconquête» des espaces naturels. Elle n'a pas précisé quel type de mesures était envisagé pour lutter contre cet étalement des villes. Le recul de la nature menace avant tout la biodiversité. En France, de nombreuses espèces sont menacées, dont 14% des espèces de vertébrés. Certaines espèces courantes pourraient devenir rares. C'est le cas de populations d'oiseaux communs, qui ont reculé de 27% depuis 15 ans en milieu agricole.c=ht
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