Édition du lundi 27 février 2006


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Le maire de Brest suggère de créer une filière de déconstruction de navires

Dans une lettre adressée au Premier ministre, François Cuillandre, maire de Brest, président de la Communauté urbaine (CUB) a indiqué que celle-ci «est prête à contribuer à faire étudier, avec le concours de l’Etat, de la faisabilité de la constitution d’une telle filière d’intérêt général». Mais «ceci aura un coût pour les finances publiques» prévient le maire en précisant que «le coût de déconstruction du Clemenceau dans une filière européenne avait été évalué à 45 millions d’euros pour un produit de vente de l’acier se montant à 8 millions d’euros». Le maire de Brest rappelle qu’il se refuse de voir «laisser pourrir et rouiller le Clemenceau dans un coin de la rade de Brest». François Cuillandre refuse que le porte-avions Clemenceau revienne à Brest pour rouiller dans la rade qui abrite le port. «Je souhaite des réponses avant que le bateau passe la Pointe des Espagnols (commune de Camaret) dans trois mois et entre dans la rade», a-t-il insisté lors d’une conférence de presse en mairie. Le retour en France de l’ancien navire amiral de la Marine nationale est à ses yeux «une bonne chose. Mais pourquoi Brest et pas Toulon, qui fut son port d’attache?”. Sorti du service actif en 1997, le porte-avions avait mouillé pendant cinq ans dans le port méditerranéen avant de commencer son long périple vers l’Espagne, la Turquie, puis Toulon de nouveau, avant de partir vers l’Inde. Pour traiter le Clemenceau, long de 260m, ce projet de chantier nécessiterait non seulement des aides financières, mais aussi la constitution d’un pôle d’entreprises intéressées par le démantèlement, et en particulier la Direction des constructions navales, qui a construit le porte-avions à la fin des années 50. A cela, François Cuillandre a répondu: «Pourquoi pas? Mais ce n’est pas en trois mois qu’on met en place une filière de déconstruction. Si c’est viable économiquement, nous pourrions soutenir le dossier”. Le président (PS) du conseil général du Finistère, Pierre Maille, ancien maire de Brest, se place sur la même longueur d’ondes. En effet, il estime que «d’une mauvaise chose on peut faire une bonne chose. La déconstruction de ce type de navire, seul Brest et Toulon pourrait l’assureront». Selon la Marine nationale, une dizaine de navires de guerre devrait sortir du service actif d’ici à dix ans. Dans le monde, selon Jean-Paul Hellequin, il y aurait entre 500 et 700 navires militaires et civils à être déconstruits par an.pt><scri
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