Édition du mercredi 27 mars 2002


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La population active en France devrait augmenter de manière constante au cours des prochaines années, avant de connaître une inversion de tendance à partir de 2006, selon l'Insee

La population active en France devrait augmenter de manière constante au cours des prochaines années, avant de connaître une inversion de tendance à partir de 2006 qui devrait s'accélérer jusqu'en 2050, selon une nouvelle projection tendancielle de l'Insee publiée mardi. Cette étude prévoit que le nombre d'actifs devrait augmenter de 500 000 au cours des prochaines années, portant la population active française à 26,9 millions de personnes à l'horizon 2006, avant d'entamer une décrue. Début 2001, la France comptait 26,4 millions d'actifs au sens du Bureau international du travail, soit 24,1 millions de personnes ayant un emploi et 2,3 millions de chômeurs, rappelle l'Insee. Après avoir augmenté de 1,4 million de personnes en dix ans, le rythme de croissance de la population active française devrait donc ralentir d'ici à 2006. A partir de cette date, la tendance devrait s'inverser en raison de l'arrivée à l'âge de 60 ans des premières générations de l'après-guerre, le nombre d'actifs diminuant dans un premier temps de manière modérée, de l'ordre de moins de 30 000 personnes par an au cours des années 2006 à 2010, selon la projection. Puis, le rythme de diminution des actifs devrait s'accroître en raison du vieillissement accéléré de la population, pour atteindre 80 000 personnes par an vers 2025, indique l'Insee. "A l'horizon 2020, la baisse cumulée serait de 750 000 actifs par rapport au maximum atteint" (2006), relève l'Institut : 26,150 millions de personnes seraient alors en activité. En 2050, la baisse cumulée pourrait atteindre 2,8 millions de personnes, "la population active retrouvant alors son niveau du début des années 80", poursuit l'Insee. Parallèlement, "le rapport entre actifs et inactifs de 60 ans et plus chuterait progressivement de 2,2 en 2001 à 1,5 en 2020, et continuerait à baisser par la suite", précise l'Insee. Cette projection tendancielle ne décrit toutefois "que l'un des avenirs possibles, à conjoncture et législation inchangées" en s'appuyant sur les comportements démographiques et d'activité observés par le passé, souligne l'Insee. L'Insee assure ainsi que la diminution de la population active au cours des prochaines années "pourrait être retardée et atténuée par une remontée de l'activité" des femmes, des salariés âgés et des plus jeunes, ainsi qu'une amélioration du contexte économique et "un cadre institutionnel plus incitatif". De même, une augmentation du niveau de l'immigration aurait des effets immédiats sur l'évolution de la population active. En revanche, une augmentation ou une baisse de la fécondité en France n'aurait d'influence qu'au-delà de 2020, précise enfin l'Institut. c=http://www.domaincld.c
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