Édition du vendredi 17 octobre 2014


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Demi-journée d'école annulée : des maires franciliens envoient la facture à l'Etat

Le maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) Philippe Laurent, imité par plusieurs maires du département, a annoncé hier l'envoi à l'Etat d'une facture de 864 euros, soit le coût de la prise en charge par sa commune des enfants mercredi matin en raison de la fermeture des écoles pour cause de formation des enseignants.
Le mois dernier, le ministère de l'Éducation nationale a en effet décidé de fermer les écoles là où était organisée une journée de consultation des enseignants sur les programmes de maternelle et le projet de socle commun de connaissances en primaire et au collège. Les différentes académies ont alors prié les municipalités de prendre en charge les enfants. « C'est un effort qu'on (leur) demande, mais c'est pour le bien des enfants », avait déclaré la ministre, Najat Vallaud-Belkacem, devant les vives protestations de l'Association des maires de France, dont le président, Jacques Pélissard, avait demandé dans deux courriers successifs à la ministre « que l’Etat assume ses responsabilités » (lire Maire info du 2 octobre). Dans un communiqué publié quelques jours plus tard, l'association demandait « l'annulation » de cette journée de consultation organisée sur le temps scolaire. Rappelant que sous sa « pression » et celle « des maires et des parents, plusieurs directeurs académiques avaient annulé la demi-journée neutralisée et organisaient la concertation des enseignants en dehors du temps scolaire », l'AMF demandait  « l'annulation pour toutes les écoles de cette demi-journée ». 
A Sceaux, « pour ne pas laisser les parents dans le désarroi », cette journée sans école « a nécessité la mise en place d'une garderie qui a rassemblé 202 enfants et mobilisé 24 animateurs de 9h30 à 11h30. Au total, la ville a dû dépenser 864 euros. Etant donné que cette décision a été imposée, Philippe Laurent a décidé d'envoyer la facture au ministère de l'Éducation nationale », selon un communiqué de la municipalité.
Philippe Laurent, qui est aussi vice-président de l'AMF et président du Conseil supérieur de la Fonction publique territoriale, demande que la situation soit « assimilée à la mise en place du service minimal d'accueil (SMA) utilisé en cas de grève, et qui est financé par l'État ».
Cette journée de consultation n'a pas lieu partout à la même date. Elle avait lieu mercredi dans l'académie de Versailles, entre autres. Plusieurs maires communistes de communes relevant de cette académie ont annoncé leur intention d'envoyer eux aussi la facture du surcoût au ministère de l'Education nationale. C'est le cas notamment à Malakoff, Gennevilliers et Bagneux où la maire, Marie-Hélène Amiable, dénonce une « décision prise sans concertation avec les collectivités et sans se soucier des problèmes que vont rencontrer les parents, notamment ceux qui travaillent ». « L'Education nationale doit s'acquitter de l'ardoise », a-t-elle prévenu. (Avec Afp)
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