Édition du mardi 13 septembre 2005


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La croissance nationale dépend largement de la prospérité d'un petit nombre de régions, souligne le «Panorama des régions» de l'OCDE

«Le bien être économique d'un pays dépend de plus en plus souvent de la prospérité d'un petit nombre de régions», estime l’Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) dans son «Panorama des régions». Dans certains pays de l'OCDE, plus de 40% de la croissance économique est créée par 10% des régions seulement. Pour renforcer la prospérité de leur pays, les hommes politiques et les décideurs étudient et comparent les réussites et les échecs économiques et sociaux observés à l'échelon régional. Le «Panorama des régions» de l'OCDE fournit ces comparaisons au niveau des pays et des continents. Le rapport, illustré de graphiques et de cartes, est organisé autour de trois thèmes majeurs: les régions comme acteurs de la croissance nationale; utiliser au mieux les ressources locales; et le bien-être régional comme facteur de compétitivité. C'est généralement dans les villes, caractérisées par une densité de population et des niveaux d'instruction élevés, que l'activité économique est la plus grande - 53% des habitants des pays de l'OCDE vivent dans des zones urbaines, lesquelles rassemblent 64% des personnes ayant fait des études supérieures. «Ce processus de concentration s'auto-alimente du fait de l'accroissement des possibilités économiques et du développement des services que suscite l'urbanisation elle-même», précise le document. Le rapport fait aussi apparaître de grandes variations entre les régions favorisées et défavorisées. En moyenne, 10% des régions sont à l'origine de 56% des emplois créés entre 1996 et 2001 dans les pays de l'OCDE, et 10% des régions ont enregistré 70% des pertes d'emploi pendant la même période. Le «Panorama des régions» montre que les disparités économiques et sociales sont souvent plus accentuées à l'intérieur d'un pays qu'entre les pays eux-mêmes; il arrive ainsi dans un même pays que le PIB par habitant de certaines régions soit 13 fois plus élevé que celui des régions les plus pauvres. L'analyse comparative des régions permet de montrer que les principaux facteurs qui influent sur le PIB par habitant sont la productivité, les possibilités d'emploi et le niveau de compétences. Si les ressources économiques d'une région sont essentielles pour qu'elle puisse faire face à la concurrence, certains facteurs intangibles entrent également en jeu, comme la durée des trajets domicile-travail, la proximité des universités et des services de santé, ainsi que des considérations de sécurité des personnes et des véhicules. Dans beaucoup de pays, ces facteurs présentent des caractéristiques très différentes d'une région à l'autre. Contact: Vincenzo Spiezia (01.45.24.97.45), chef de l'unité des statistiques et indicateurs territoriaux, OCDE.c=http:
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