Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mardi 14 octobre 2014
Délinquance

Bernard Cazeneuve fait de la prévention de la délinquance des jeunes et de la récidive une « priorité »

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé hier matin, en ouverture d’un colloque organisé par le CIPD (comité interministériel de prévention de la délinquance), que la « priorité »  de la politique gouvernementale en matière de prévention de la délinquance porterait désormais sur la délinquance des jeunes et la récidive. Les crédits du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) consacrés à ces actions seront donc augmentés en conséquence.
« En dépit du contexte budgétaire », le montant du FIPD « sera préservé pour 2015, autour de 53 millions d'euros, mais son emploi devra être recentré sur les nouvelles orientations prioritaires », a déclaré le ministre. « Alors que la vidéo-protection correspondait à près de 60% du financement du FIPD dans le cadre du plan 2010-2012, elle sera amenée à un tiers de l'emploi de ce fonds dans le cadre de notre nouvelle stratégie », a-t-il poursuivi. La prévention de la délinquance des jeunes et de la récidive a donc « désormais vocation à concentrer plus de la moitié des crédits du FIPD ». Autre priorité, l’aide aux victimes et la lutte contre les violences intrafamiliales et faites aux femmes bénéficieront de crédits « stabilisés à hauteur de 10 millions d’euros ».
La nouvelle priorité gouvernementale accordée à la prévention de la délinquance des jeunes trouvera une traduction concrète dans la circulaire relative à l’emploi des crédits du FIPD en 2015. Il y sera « demandé aux préfets de doubler les moyens alloués aux actions de prévention de la récidive afin de passer de 4 à 8 millions d'euros », a précisé Bernard Cazeneuve. Le ministre a aussi rappelé que la toute récente loi sur la réforme pénale conditionne l’octroi du FIPD aux communes et aux intercommunalités à la mise en œuvre de travaux d’intérêt général ou d’actions de prévention de la récidive. « Je demanderai aux préfets de veiller au strict respect de cette disposition », a-t-il poursuivi.
Lors de son intervention, le ministre de l’Intérieur a également abordé la « radicalisation jihadiste, qui touche malheureusement de nombreux jeunes Français souvent mineurs », ajoutant que le plan qu’il avait présenté en Conseil des ministres le 23 avril dernier, et qui vient en discussion au Sénat cette semaine, « comportait un volet préventif ». Il a évoqué le « signalement »  des cas de radicalisation par les familles ou les proches, la « prise en charge centralisée au niveau des préfectures »  ainsi que les « mesures d'accompagnement individualisées des jeunes concernés ». Bernard Cazeneuve a cité à cet égard la plateforme de signalements de potentiels candidats au jihad, au nombre de 450 depuis sa mise en place en mai.
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