Édition du jeudi 14 avril 2005
Le Premier ministre assure qu'il n'y aura "pas d'avantage" pour les régions et départements qui signeront avec l'Etat les premières conventions
Jean-Pierre Raffarin a assuré mercredi qu'il n'y aurait "pas d'avantage" pour les régions et départements qui signeront avec l'Etat les premières conventions sur les transferts de compétences dans le cadre de la décentralisation.
"Je fais respecter la loi républicaine. Il n'y a pas d'avantage pour les uns, d'inconvénient pour les autres", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Le chef du gouvernement était interpellé par Bernard Derosier (PS) sur ses déclarations faites lundi à Nice selon lesquelles l'Etat se montrerait "généreux" avec les collectivités qui signeraient les premières les conventions sur les transferts de compétences. Les collectivités gérées par la gauche refusent de signer ces conventions.
Cette sortie a suscité de vives réactions dans les régions et départements socialistes. Les présidents socialistes de l'Assemblée des départements de France (ADF) et de l'Association des régions de France (ARF) ont dénoncé mardi une "prime à la décentralisation", et appelé le Premier ministre "au sens des responsabilités et au respect des textes et de la tradition républicaine".
Dans sa réponse, M. Raffarin a quelque peu nuancé son propos, tout en le maintenant sur le fond. "Quand l'Etat constate sur le terrain un certain nombre de situations déficitaires, anormales, de dysfonctionnements, l'Etat se doit de corriger pour que, dans la République, tout le monde soit traité de la même façon", a-t-il dit.
Pour autant, "l'Etat ne peut discuter qu'avec ceux qui sont autour de la table".
Le Premier ministre a de nouveau accusé les régions et départements de gauche de vouloir "diviser les Français" en refusant de signer avec lui les conventions.
"Vouloir faire de la décentralisation un front contre l'Etat, ce n'est pas être fils de Defferre, de Mauroy, c'est vouloir diviser les Français", a lancé M. Raffarin, dénonçant la "responsabilité coupable prise par un certain nombre de collectivités territoriales qui veulent faire de la décentralisation un affrontement avec l'Etat".
"Quand il y a convention, il y a négociation, et tous ceux qui se mettent en dehors de la négociation se mettent en dehors de la défense des intérêts de ceux qu'ils représentent", a estimé le chef du gouvernement.
Le Premier ministre a rappelé qu'il avait été lui-même "le premier" à signer avec Lionel Jospin, alors ministre de l'Education nationale, une convention dans le cadre du plan Université 2000 lorsqu'il présidait le conseil régional de Poitou-Charentes.c
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