Édition du mardi 8 juillet 2003
La décentralisation "doit continuer", affirme Jean-Pierre Raffarin
Alain Lambert et Patrick Devedjian devaient dévoiler ce mardi matin au Comité des finances locales (CFL) le projet de loi organique appliquant le principe constitutionnel selon lequel «les recettes fiscales et les autres ressources des collectivités locales représentent une part déterminante de leurs ressources». Les élus devaient aussi examiner le volet financier du projet de loi de décentralisation. Les deux textes pourraient ainsi être examinés en Conseil des ministres à la mi-septembre.
De son côté, Jean-Pierre Raffarin affirme que la décentralisation "doit continuer", malgré l'échec du référendum en Corse, dans une interview à paraître mardi dans le quotidien Centre Presse. Et d'ajouter : "Je pense toujours que la République retrouve de la force quand elle se rapproche de l'électeur".
M. Raffarin réfute l'idée selon laquelle le "non" des Corses pourrait porter un coup à son grand chantier de décentralisation et fait valoir la spécificité de la question corse. "En Corse, le débat sur la décentralisation est très spécifique parce qu'il pose toujours la question de l'indépendance, ce qui n'est pas le cas dans les autres régions", ajoute-t-il.
Le Premier ministre "espère" plusieurs autres référendums régionaux "d'ici un an" dans le cadre de sa réforme de la décentralisation. "Il y a déjà des pistes, il va y avoir plusieurs demandes", dit-il.
Il souligne une nouvelle fois le taux de participation dimanche en Corse, "le meilleur depuis 40 ans dans l'île, presque trois fois plus que le vote pour le quinquennat", y voyant une preuve de l'intérêt des citoyens pour ce type de consultation. "Le suffrage populaire sur l'organisation territoriale est un sujet qui intéresse donc les électeurs".
Jean-Pierre Raffarin concède avoir ressenti de la "déception" devant le résultat du référendum sur le projet de réforme institutionnelle de la Corse mais souligne sa "satisfaction de la procédure". "J'aurai préféré évidemment un vote positif. Je regrette le non mais je respecte le vote des Corses. Consulter, c'est écouter, c'est aussi accepter", note-t-il.
Il estime enfin que le résultat de la consultation ne changera rien aux relations entre la Corse et la République et souligne qu'il a téléphoné dès lundi aux élus corses "pour dire que le gouvernement n'avait ni humeur ni rancur".pt>c=http://www.clsiduser.c
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