Édition du mardi 15 septembre 2020


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Les nouvelles préconisations sanitaires dans les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Nord et en Guadeloupe 

 

Plus de décret pris par le ministre de la Santé pour imposer des mesures à l’échelle nationale : conformément aux annonces du Premier ministre, vendredi dernier, il revient désormais aux préfets de prendre, dans les départements les plus touchés par le retour de l’épidémie, des mesures adaptées aux spécificités de chaque territoire. Tour d’horizon. 

Bouches-du-Rhône
Le préfet des Bouches-du-Rhône, Christophe Mirmand, a tenu une conférence de presse hier pour annoncer les nouvelles mesures sanitaires qui vont toucher, du 14 septembre au 1er octobre, une partie du département. Alors que le seuil d’alerte est de 50 cas positifs pour 100 000 personnes testées, ce taux a atteint la semaine dernière 286 à Marseille. Une augmentation préoccupante des passages aux urgences est également constatée, a souligné le préfet. 
Dans ces conditions, le représentant de l’État a annoncé que dans toutes les communes où le taux d’incidence dépasse les 100 pour 100 000, le port du masque devient obligatoire de 6 h à 2 h du matin. Cela concerne 10 communes de l’arrondissement de Marseille (Allauch, Aubagne, Auriol, Cassis, La Ciotat, Carnoux, Marseille, la Penne-sur-Huveaune, Plan-de-Cuques, Septème-les-Vallons), 6 communes de l’arrondissement d’Aix (Aix-en-Provence, Cabriès, Fuveau, Gardanne, Mimet, Les Pennes-Mirabeau), trois de l’arrondissement d’Arles (Barbentane, Saint-Martin-de-Crau, Tarascon) et 8 de l’arrondissement d’Istres (Berre l'Etang, Chateauneuf-les-Martigues, Marignane, Port-de-Bouc, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Rognac, Le Rove, Saint-Victoret). Dans ces communes, les « rassemblements statiques de plus de 10 personnes » sur les plages, dans les parcs, jardins et plans d’eau sont interdits. 
Dans les autres communes du département, le masque est dorénavant obligatoire « sur les marchés, aux abords des établissements scolaires et des commerces ». 
Dans les Ehpad, les visites sont limitées à une par jour (deux personnes maximum). Les bars, restaurants, cafés et commerces d’alimentation doivent rester fermés de 0 h 30 à 6 h. La consommation debout est interdite, ainsi que « la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique ». À partir de 20 h, la consommation d’alcool sur la voie publique et la vente d’alcool à emporter sont interdites. 
Les rassemblements de plus de 1 000 personnes (au lieu de 5 000) sont interdits, ainsi que toutes les fêtes étudiantes. Toutes les sorties scolaires sont suspendues. Les grands événements prévus dans les semaines à venir (Journées du patrimoine, fête des voisins, Foire internationale de Marseille) sont annulés.

Gironde
Autour de Bordeaux, la préfète Fabienne Buccio a elle aussi détaillé hier les mesures qui entrent en vigueur. Pas de nouvelles annonces sur le port du masque, contrairement aux Bouches-du-Rhône, mais un même tour de vis sur les rassemblements : la jauge passe également de 5 000 à 1 000 ; les « fêtes foraines, brocantes et fête des voisins » seront interdites, tout comme les Journées du patrimoine des 19 et 20 septembre (uniquement sur Bordeaux et sa métropole). « Les manifestations sociales seront interdites », a précisé la préfète, si elles ne « respectent pas un protocole sanitaire strict ». 
Comme à Marseille, les bars et restaurants ne peuvent servir des consommateurs debout et la diffusion extérieure de musique est proscrite. Pour la seule ville de Bordeaux, la consommation d’alcool sur la voie publique est interdite, à toute heure, tout comme les rassemblements de plus de 10 personnes « dans les parcs, jardins, plages et quais de la ville ». 
Les fêtes étudiantes sont désormais interdites, et « les lieux dédiés ou salles polyvalentes ne seront plus mis à disposition » dans les universités, où le port du masque deviendra par ailleurs obligatoire dès 50 m des abords. 
Il est en outre demandé « à chaque habitant de limiter le nombre de rassemblements familiaux et amicaux à 10 personnes maximum ».

Guadeloupe
C’est en Guadeloupe que les mesures les plus drastiques ont été décidées, avec la fermeture pure et simple, du 13 au 29 septembre inclus, des établissements recevant du public de type X (gymnases), PA (stades, piscines, palais des sports, hippodromes,…), T (salles d’exposition, foires, etc.) et L (salles de réunion, de réception, polyvalentes). Seules exceptions : les cinémas et théâtres (un siège d’écart obligatoire), les salles d’exposition permanente (concessions automobiles) et les rencontres sportives à huis clos. 
Depuis samedi, les restaurants et bars ne peuvent plus accueillir de public à partir de 22 h du dimanche au mercredi et de minuit du jeudi soir au samedi soir inclus, et doivent fermer au maximum une heure plus tard. 

Nord
Il n’était pas attendu, en revanche, que la préfecture du Nord prenne également des mesures – le Premier ministre n’ayant cité, vendredi, que Marseille, Bordeaux et la Guadeloupe. Mais « face à l’accélération brutale de l’épidémie » (taux d’incidence de 136 pour 100 000 dans le département et de 190 dans la métropole lilloise), le préfet Michel Lalande a pris les devants. 
Les Journées du patrimoine sont les premières victimes de la situation : elles seront annulées dans les agglomérations de Lille, Dunkerque, Maubeuge, Cambrai, Douai, Valenciennes, du Caudrésis-Catésis et de la Porte du Hainaut. La fête des voisins est annulée sur l’ensemble du département. 
Les grands événements professionnels ne sont pas interdits, mais les organisateurs sont fortement incités à les différer ou, au moins, à réduire le nombre de leurs participants. La préfecture note que l’Association des maires du Nord et l’Association des maires ruraux ont reporté leur congrès respectif. Les ventes au déballage, vide-greniers et autres brocantes ne pourront être autorisés que s’ils réunissent moins de 200 exposants. 
L’organisation de rassemblement privés, familiaux ou amicaux doit être « reconsidérée ». Enfin, « les communes sont invitées à mobiliser leur registre communal des personnes vulnérables, des personnes handicapées ou isolées qui en font la demande (…). À partir de cet outil, les communes peuvent sensibiliser les personnes vulnérables ainsi identifiées afin de les inviter au respect scrupuleux des gestes barrières et à la limitation de leurs contacts sociaux physiques ».

Franck Lemarc

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