Édition du jeudi 5 avril 2001


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La croissance française en 2001 sera solide, mais prudence pour 2002 selon Laurent Fabius

Le ministre français de l'économie Laurent Fabius a estimé hier 4 avril que la croissance en France serait solide en 2001, et "du même ordre l'an prochain, autour de 3%", tout en incitant à la prudence pour 2002, en raison des incertitudes sur l'activité aux États-Unis. "Les prévisions pour 2001 sont solides, les premières prévisions pour 2002 sont du même ordre, autour de 3%", a déclaré M. Fabius lors d'une réunion organisée par la Région Ile-de-France sur les modalités de passage à l'euro. Toutefois pour ce qui concerne 2002, "il faut rester prudent et regarder ce qui se passe à la fin du premier semestre et au deuxième semestre aux États-Unis", a indique M. Fabius. Le gouvernement a révisé le mois dernier les prévisions de croissance pour 2001 à 2,9%, contre 3,3% auparavant, et table sur une croissance de 3% pour 2002. M. Fabius s'est dit très optimiste sur la demande intérieure française qui "reste soutenue" tirée par la consommation des ménages elle-même "forte" et confortée par la "progression du pouvoir d'achat". Selon le ministre, le pouvoir d'achat va encore croître en 2001 et 2002 en raison notamment des baisses d'impôts. Il y a aussi le "facteur confiance", du fait de "la baisse du chômage" qui augure "un avenir positif". L'investissement des entreprises devrait rester également "soutenue", selon lui. M. Fabius a en outre estimé qu'il y avait "à long terme des marges d'appréciation assez nettes pour l'euro" et a prévu une "stabilité et une solidité" pour la monnaie unique. "A long terme, il y un rapport entre les évolutions des marchés et les réalités économiques", or, a-t-il fait valoir, "la croissance en Europe est plus forte qu'aux États-Unis", ce qui devrait profiter à la monnaie unique. Par ailleurs, selon lui, l'arrivée des pièces et billets euro en janvier 2002 aura un "effet positif fort" pour la valeur de la monnaie unique, lorsque "touristes américains et japonais, qui sont aussi des chefs d'entreprise" verront concrètement l'euro. Le ministre a enfin minimisé l'importance de la variation du taux de change de l'euro et ironisé sur les cris de victoire poussés dans les médias quand l'euro gagne quelques centimes ou de défaite quand l'euro recule. Or, selon lui, "de plus en plus on va raisonner l'euro par rapport à l'euro" (et non par rapport au dollar) puisque 90% du commerce de la zone euro se fait à l'intérieur de la zone. pt>c=http://www.
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