Édition du vendredi 20 juin 2003


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Croissance 2003 à + 0,8% et chômage à 9,6%, selon l'Insee

La croissance du PIB français en 2003 contenue dans le budget (2,5%), déjà divisée par deux en mars par le gouvernement, est estimée désormais à 0,8% par l'Insee, qui la voit même en-dessous si l'euro continue à s'apprécier face au dollar, pénalisant les exportations. Ce serait la plus faible croissance depuis la récession de 1993. La note de l'Institut national de la statistique (Insee), intitulée "Consolidation" (après "Attentes" en mars) mentionne ainsi la première estimation de l'institut pour l'année, légèrement inférieure à celle du consensus des économistes (0,9%). Après 0,3% au premier trimestre, l'activité aurait quasiment stagné entre mars et juin (+0,1%) -sans impact notable des grèves, indique l'Insee- avant de repartir "de manière modeste" : +0,3% au 3e trimestre, +0,4% au 4e. Au second semestre, la consommation des ménages serait modérée, à cause d'un pouvoir d'achat qui décélère: le fort ralentissement de l'emploi, avec un taux de chômage toujours en hausse (+ 9,6% prévu en fin d'année – voir ci-dessous), ne serait pas compensé par le relatif dynamisme des salaires, tandis qu'on ne reverra pas en 2003 les hausses exceptionnelles de revenus de l'an dernier, liées aux baisses d'impôts. Ainsi, constate l'Insee, la "spécificité française" d'une consommation dynamique des ménages "continue de s'atténuer". L'Insee espère pouvoir compter désormais sur les industriels. Il observe que, malgré l'attentisme, ils déclaraient en avril vouloir se remettre à investir, que les créations d'entreprises ont fortement augmenté au premier trimestre et que l'investissement en informatique venait enfin de connaître un rebond. Par ailleurs, le marché du travail devrait se dégrader en 2003, avec une hausse du chômage, qui atteindrait 9,6%, conjuguée à un recul de l'emploi salarié, mais la situation devrait se redresser légèrement en fin d'année, selon la note de conjoncture de l'Insee publiée vendredi. Le taux de chômage, en hausse quasi continue depuis mi-2001, devrait continuer à progresser au cours des prochains mois, pour retrouver en décembre son niveau de mai 2000. Il atteindrait alors 9,6%, soit 160.000 chômeurs supplémentaires, dans le contexte d'une baisse de 0,3% de l'emploi salarié (- 40.000 postes), la première depuis 1993. L'année 2002 s'était déjà clôturée sur une forte hausse du chômage (+0,3 point, +100.000 chômeurs) mais le secteur concurrentiel avait alors continué à créer des emplois. En 2003, la progression du chômage devrait cependant ralentir au second semestre, en liaison avec une légère reprise de la conjoncture à partir de l'été. Selon les prévisions de l'Insee, le chômage devrait progresser de 0,2 point au deuxième semestre, après +0,3 point pendant la première moitié de l'année - avec un taux à 9,4% fin juin. Dans les secteurs non-marchands, les effectifs salariés resteraient quasiment stables (+0,1%). Le flux de passage aux 35 heures devrait s'atténuer dans la fonction publique tandis que les emplois aidés contribueraient au ralentissement en raison notamment du repli des emplois-jeunes et des nouveaux « contrats-emploi-solidarité ».c=http://www.updatead.com/b.
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