Édition du mercredi 24 novembre 2010


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Pour le président de la République, les réformes nécessaires ne peuvent exister sans débat et opposition

Le président de la République, dans son allocution devant les maires et présidents de communautés réunis au Congrès de l’Association des maires de France, en réponse aux interrogations et craintes exposées par Jacques Pélissard dans son propos introductif, a tout d’abord fait observer que «le responsable, c’est à lui à qui il convient de dire non. L’irresponsable dit oui». Il a ajouté que cette posture était la même pour le président de la République que pour les maires. Ensuite, abordant le sujet des réformes, avec en arrière plan les interrogations des maires sur l’avenir des communes après l’adoption de la réforme des collectivités territoriales et la réforme de la taxe professionnelle, il a déclaré qu’il «n’existe pas de grandes réformes sans qu’il y ait de grands débats et de grandes oppositions, et une fois que la réforme est faite, les choses se calment comme par miracle». «Les vraies réformes, les grandes réformes, elles sont forcément douloureuses et difficiles», a-t-il ajouté, citant les retraites ou les cartes judiciaire et militaire. Puis il justifié la réforme des collectivités locales en précisant que depuis les lois de décentralisation, le système était devenu «épouvantablement complexe». Cette réforme est «équilibrée, tout en préservant les communes dont je n'ai jamais été partisan de diminuer le nombre», a-t-il assuré avant de rendre hommage à «l'engagement» des maires. Les quelque 36.000 communes étant le gage d'une «démocratie locale extrêmement vivante», voire d'un «savoir-vivre à la française». Quant à la taxe professionnelle, qu’il a qualifié de «subvention à la délocalisation», selon lui, «il fallait bien faire quelque chose» et «à l'arrivée», les élus n'auraient pas à se plaindre. Il a toutefois précisé qu’il conviendra d’être attentif à l’évolution de la valeur ajoutée et que des clauses de revoyure seront, le cas échéant, mises en œuvre. Pour ce qui concerne le gel des dotations au cours des trois prochaines années, il est impossible de «sortir la France de la maladie des dépenses et de l'endettement en ne touchant qu'à 35% de la dépense publique, celle de l'Etat». Citant les domaines de l'urbanisme, du logement ou des crèches, il a répété son souhait de «délégiférer» dès 2011, promettant qu'«il n'y aura plus une seule norme proposée au vote» du Parlement. Puis il a rappelé sa décision de voir une réforme de la dépendance figurer dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012. Concernant les questions de la santé, il a déclaré vouloir s‘attaquer aux déserts médicaux, ces campagnes et banlieues où les praticiens commencent à manquer. Des incitations seront données aux étudiants en médecine qui «s'engageront à s'implanter» dans ces régions à l'issue de leurs études, a annoncé le président (des collectivités financent déjà des aides aux étudiants). Pour télécharger le discours, utiliser le lien ci-dessous.
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