Édition du jeudi 23 novembre 2006


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Dominique de Villepin: «Les municipales ont été prévues en 2008. Elles devront se dérouler en 2008»

Dominique de Villepin a déclaré hier mercredi devant le 89e congrès des maires de France qu'il n'y avait «pas de raison» de modifier la date des élections municipales de 2008: «Elles ont été prévues en 2008. Elles devront se dérouler en 2008». Plusieurs responsables de l'UMP se sont prononcés en faveur d'un avancement de la date des élections pour qu'elles aient lieu à l'automne 2007. Les municipales, qui auraient dû avoir lieu en 2007, ont été repoussées d'un an pour éviter un télescopage avec la présidentielle et les législatives. Pour Dominique de Villepin, il faut «tenir les engagements qui ont été pris». Par ailleurs, lors de son intervention Porte de Versailles, le Premier ministre a opposé une fin de non-recevoir à la demande de Jean-Marie Le Pen d'une suppression de la publication des parrainages recueillis par les candidats à l'élection présidentielle. «Je tiens à ce que la règle prévue pour les parrainages lors des prochaines élections présidentielles reste la même», a déclaré le Premier ministre. La règle prévoit la publication de 500 signatures recueillies par chaque candidat. «Cela conduira chacun à prendre ses responsabilités et reflétera, comme à chaque élection présidentielle, l'attention portée aux parrainages. Je ne vois pas de raison aujourd'hui, à quelques mois des échéances, de modifier les règles du jeu», a ajouté M. de Villepin. Revenant sur le projet de loi de prévention de la délinquance, examiné cette semaine par les députés, le Premier ministre a tenu à rassurer les maires: «L'Etat ne se déchargera pas sur vous. Il ne vous demande pas de punir ou de réprimer à sa place. Ce que nous voulons, c'est vous permettre d'être mieux armés pour exercer un rôle que vous jouez déjà aujourd'hui, un rôle de médiation sociale. (...) Mais je veux le redire avec force, le respect des règles, c'est et cela doit rester l'affaire de l'Etat.» Dominique de Villepin a, dans le même temps, réaffirmé son opposition à la discrimination positive proposée par Nicolas Sarkozy: «Je l'ai dit, je ne crois pas à la discrimination positive. C'est peut-être un raccourci pour répondre à une attente dont nous sommes tous d'accord pour dire qu'elle urgente. Mais c'est un chemin sans issue, en particulier dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité.» Puis il a ajouté: «Alors poursuivons sans relâche la lutte contre les discriminations, sachons faire une place dans nos partis politiques à d'autres tempéraments, à d'autres histoires, à d'autres façons d'aborder la politique. Nous y gagnerons tous, et les Français au premier chef.» «C'est probablement un chemin plus long, plus exigeant. Mais le résultat, j'en suis convaincu, sera plus solide, durable et accepté par tous», a conclu le Premier ministre.<scrip
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