Édition du mardi 28 avril 2015


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Vente sauvage de muguet : les fleuristes interpellent les maires

Quelques jours avant la fête du 1er mai, les fleuristes s’inquiètent, une fois encore, de la concurrence déloyale que représente à leurs yeux la vente de muguet à la sauvette. Ils rappellent aux maires qu’ils ont la possibilité de prendre un arrêté municipal visant, sinon à interdire cette vente, du moins à l’organiser de manière à ne pas trop pénaliser les commerçants.
Le 1er mai 2014 s’est achevé pour les fleuristes – écrit le directeur de leur fédération professionnelle, Jean-Christophe Conrié, dans un courrier adressé au président de l’AMF – avec « un sentiment d’amertume et d’inquiétude pour l’avenir ». Si les artisans fleuristes ne demandent pas l’interdiction de la vente « sauvage » de muguet, qui permet « à  certaines associations de collecter un peu d’argent au titre de la solidarité », ils déplorent des pratiques constituant une véritable concurrence déloyale : installation des vendeurs dès la veille, et parfois encore le lendemain du 1er mai ; stands qui s’installent sur les trottoirs à la porte même des fleuristes ; parfois, « émergence de véritables réseaux parallèles organisés ne respectant ni les lois commerciales ni les lois fiscales et sociales ». Il est évidemment difficile à admettre pour les fleuristes, qui payent la TVA, les cotisations sociales et toutes leurs taxes, de voir leur chiffre d’affaires diminuer drastiquement le 1er mai au profit de vendeurs qui n’en payent aucune et peuvent donc diminuer les prix. Sans parler, comme le relate la Fédération nationale des fleuristes de France, de situations parfois tendues, voire de bagarres qui éclatent entre commerçants et vendeurs à la sauvette.
La fédération note en outre que ce phénomène tend à s’étendre à d’autres fêtes comme la Saint-Valentin et la Fête des mères.
Jean-Christophe Conrié rappelle que, l’an dernier, plus de 1 500 maires ont pris des arrêtés municipaux pour réglementer la vente de muguet à la sauvette. Mais, poursuit-il, « sans réelle motivation à communiquer cet arrêté et en expliquer l’importance aux services municipaux concernés, aux forces de l’ordre et à la presse, son application reste souvent aléatoire ».
Les fleuristes demandent donc le soutien des maires, non seulement par le biais de la publication d’arrêtés municipaux encadrant la vente à la sauvette, mais également par des actions de communication visant à faire respecter ces arrêtés.
Au-delà des actions que les maires peuvent mener, la fédération souhaite que l’État s’engage plus fermement pour soutenir les fleuristes professionnels : elle demande par exemple la défiscalisation de la vente de muguet en magasin, pour mettre les fleuristes à égalité avec les vendeurs à la sauvette, une « interdiction absolue » de vente la veille du 1er mai, ou encore un renforcement de la surveillance de la récolte sauvage, avec les services de l’Office national des forêts.
F.L.
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