Édition du jeudi 9 janvier 2014


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Réforme des cantons : les conseils généraux de droite réaffirment tour à tour leur opposition

Après avoir saisi le Conseil d’Etat pour faire annuler le redécoupage cantonal prévu par le gouvernement en vue des élections cantonales de mars 2015 (lire Maire info du 23 décembre 2013), les élus départementaux de droite et du centre délibèrent tour à tour pour contester les modifications à venir dans leur territoire.
Derniers en date à avoir délibéré, les conseils généraux des Hauts-de-Seine et des Yvelines ont ainsi réaffirmé hier leur opposition au redécoupage prévu. Les conseillers généraux des Hauts-de-Seine ont massivement rejeté, lors d’une séance extroardinaire, le projet gouvernemental de découpage des cantons du département qui prévoit d’en supprimer la moitié d’ici aux élections de 2015, leur nombre devant passer de 45 à 23. « Avec cette réforme, il n’y a pas de découpage juste. Elle provoque des écarts démographiques élevés, ne respecte pas les frontières naturelles du département et ne tient pas compte de la dynamique de développement de certains certeurs et des projets en cours », a estimé le président UMP du conseil général, Patrick Devedjian.
De son côté, le conseil général des Yvelines a voté hier à l’unanimité un projet amendé de redécoupage cantonal. En conservant le même nombre de cantons que celui proposé par le ministère de l’Intérieur (21 contre 39 actuellement), la délibération adoptée propose de nombreux ajustements territoriaux plus ou moins importants. « Notre proposition est plus respectueuse des bassins de vie et de l’équilibre du département », a déclaré Olivier Lebrun conseiller génétal UMP du canton de Viroflay.
Lundi dernier, c’est sans suprise que le conseil général de Côte d’Or, présidé par François Sauvadet (UDI), l’un des plus farouches apposants à la réforme proposée par le gouvernement, a voté un avis défavorable au projet de redécoupage qui prévoit de supprimer 20 des 43 cantons actuels du département. « La suppression des cantons aura des conséquences lourdes sur la structuration des territoires avec la suppression des chef-lieux et sur les politiques publiques que nous conduisons sur le plan départemental », a dénoncé François Sauvadet, fustigeant une nouvelle fois « une mise à mort politique des territoires ruraux ». Mardi, c’est le président UMP du conseil général du Loiret, Eric Doligé, qui a critiqué le projet de redécoupage cantonal de son département qui, selon lui, « s’attaque ouvertement à la ruralité ». « La nouvelle carte vise à faire éclater l’agglomération d’Orléans et à briser les intercommunalités riveraines, avec pour conséquence de faire que le canton le plus peuplé sera rural et que les cantons très urbains seront les moins peuplés », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Le nouveau découpage concerne tous les départements français, et doit être achevé « au plus tard en mars 2014 », selon le ministère de l'Intérieur. La loi du 17 mai 2013 a en effet réformé le mode de scrutin en prévoyant l'élection dans chaque canton d'un binôme homme-femme, impliquant la division par deux du nombre de cantons afin de ne pas accroître le nombre de conseillers départementaux, nouvelle appellation des conseillers généraux.
Automatiquement sollicité en cas de redécoupage des cantons, le conseil général ne rend qu’un avis consultatif, qui doit être ensuite validé par le Conseil d’Etat.
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