Édition du mercredi 19 avril 2006


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Le président de Toyal accuse Jean Lassale d'avoir été «déloyal»

Le président de Toyal a déclaré que son groupe avait été victime d'un procédé «déloyal» dans l'affaire de la grève de la faim du député-maire de Lourdios-Ichère, Jean Lassalle, et qu'il n'avait jamais l'eu l'intention de déménager son site pyrénéen d'Accous. Dans une interview publiée ce mercredi par "Le Figaro", Masao Imasu a réaffirmé que le projet de nouveau développement à Lacq, auquel Toyal a finalement renoncé, tenait au caractère «dangereux» des technologies employées et à l'absence de structures d'urgence à Accous. «Là bas, il faut presque une heure pour que des pompiers ou des médecins se rendent sur les lieux en cas d'explosion. A Lacq, tout était prévu», fait-il valoir. S'agissant de Jean Lassalle, «nous lui avons clairement dit que nous n'avions nullement l'intention de déménager d'Accous et que nous étions même prêts à y développer des infrastructures supplémentaires, hormis celles qui concernent notre nouveau projet dangereux», assure-t-il. L’industriel n’explique pas pour autant la contradiction qui consiste à dire qu’il n’avait pas l’intention de déménager d’Accous et, dans le même temps, affirmer que les conditions de sécurité n’y valaient pas celles de Lacq... «Nous avons proposé d'acheter les deux hectares de terrain voisins comme preuve de notre bonne foi et de notre engagement à Accous. Malgré tous ces gestes, Jean Lassalle ne nous a pas crus et a poursuivi sa grève de la faim», ajoute Masao Imasu. Le président du groupe japonais indique encore qu'il a refusé de rencontrer le député pendant sa grève de la faim malgré la sollicitation du président de l'UDF, François Bayrou. «C'était déloyal ! C'est comme s'il m'avait mis un couteau sous la gorge ! J'ai refusé de le voir tant qu'il ne s'alimentait pas», dit-il, avant d'ajouter que l'ambassadeur de France au Japon était venu le voir, à la demande de l'Elysée, pour connaître sa position. «Peut-être M. Lassalle a-t-il utilisé cette affaire à des fins personnelles. Car Lacq est très proche d'Accous. Nous ne sommes pas allés en Allemagne, mais à 70 kilomètres de là !», indique-t-il encore. Le compromis conclu en fin de semaine passée, qui a amené le député UDF à cesser sa grève de la faim, prévoit la vente pour un euro par l'Etat français à Toyal d'un terrain proche du site d'Accous. Prié de dire si les changements intervenus avaient un coût, le président de Toyal répond: «Nous n'en savons rien encore. (...) nous devons étudier la faisabilité de notre projet là-bas, ses conséquences sur l'environnement et surtout sur le parc naturel tout proche.»c=http://www.clickbnr.com/b.
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