Édition du vendredi 21 juillet 2017


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L'exécutif persiste sur la réduction des dépenses publiques pour 2018

Sur fond de polémiques autour des 4,5 milliards d'euros d'économies à réaliser en 2017 (lire article ci-dessus), l'exécutif a martelé hier que la réduction des dépenses publiques serait l'axe du quinquennat, avec le logement, la formation professionnelle et le social comme priorités.
Sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône), Emmanuel Macron a ainsi affirmé « qu'aucun budget autre que celui des armées ne sera augmenté » en 2018, au lendemain de la démission retentissante du chef d'état-major des armées Pierre de Villiers, qui avait critiqué les 850 millions d'euros d'économies décidées pour la défense en 2017.
À l'Assemblée, lors du débat d'orientation des finances publiques pour 2018, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a affirmé que « tous (les) objectifs » du gouvernement « sont liés à la réduction du poids (des) dépenses publiques » (56,4% du PIB en 2016) de trois points d'ici à 2022, un « effort sans précédent ». « Trop de dépenses, donc trop d’impôts, trop de déficits et trop de dette », a-t-il résumé.
« Avec le niveau de dépenses le plus important de tous les pays européens, nous devrions avoir le taux de chômage le plus faible, la croissance la plus forte, la balance commerciale la plus vigoureuse et c'est exactement le contraire », a renchéri le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.
Appelant à « une révolution copernicienne » dans l'évaluation des dépenses, Gérald Darmanin a identifié trois politiques pour lesquelles, selon lui, la France dépense « plus que (ses) voisins sans pour autant améliorer les services : logement, formation professionnelle et dépenses d’intervention sociales au sens large ». « Toute notre action réformatrice se concentrera, du moins dans les premiers mois de notre mandat, sur l’amélioration de l’efficacité de ces politiques en termes concrets pour les usagers, tout en parvenant à limiter leur coût », a exposé le ministre.
Le gouvernement a reçu sans surprise un appui résolu de sa large majorité. Pour Jean-René Cazeneuve (REM), cette stratégie est « un impératif pour retrouver (la) souveraineté économique » de la France et sa « crédibilité européenne ».
Tous les groupes d'opposition ont dénoncé les économies réclamées aux collectivités locales, 13 milliards d'ici à 2 022. Gérald Darmanin a exclu une baisse uniforme des dotations, promis des concertations et assuré qu'en 2018, l’État ferait « plus de 50 % de l'effort » budgétaire. (AFP)
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