Édition du lundi 18 mai 2009


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Budget 2010: «Nous sommes guidés par deux principes: l'efficacité économique et l'équité sociale», déclare Eric Woerth

Les baisses d'impôt, notamment de taxe professionnelle, seront-elles compensées?, demande le quotidien "Les Echos" (18/5) à Eric Woerth, ministre du Budget. «Il y a bien entendu des prélèvements qui doivent être réformés, mais il faut sécuriser les recettes publiques, répond-il. Il faut sans arrêt, comme l'a dit le Premier ministre, réexaminer l'ensemble des niches fiscales et sociales en regardant leurs apports socio-économiques. Nous avons déjà fait des réformes les années précédentes et nous allons continuer. Nous sommes guidés par deux principes: l'efficacité économique et l'équité sociale. Du reste, la loi de programmation pluriannuelle a voulu mettre un terme à la profusion des dépenses fiscales.» «Les priorités figurant dans la loi de programmation pluriannuelle ne disparaissent pas avec la crise», explique Eric Woerth. «Comme l'année dernière, nous ferons de gros efforts pour le financement de l'université et de la recherche». «L'administration pénitentiaire sera également privilégiée. Le ministère de la Justice sera le seul à voir ses emplois augmenter, car nous continuerons à construire des prisons», précise-t-il. «La loi de programmation va également s'appliquer». D'autre part, «nous serons amenés à renforcer les moyens du budget de l'emploi, qui va constituer une grande priorité du budget 2010», ajoute le ministre du Budget. «En 2009, nous avons accru les dotations en collectif budgétaire de 1,3 milliard d'euros. (...) L'année prochaine, nous en ferons au moins autant», assure-t-il après avoir discuté avec Christine Lagarde. «La maîtrise de la dépense publique, même en période de crise, est une priorité absolue», poursuit encore M. Woerth qui veut agir sur la progression des «dépenses publiques de manière beaucoup plus forte» en s'efforçant de la «contenir à 1% par an», au lieu de 2%, et qu'à partir de 2010 «elles suivent une évolution limitée à l'inflation». «Nous souhaitons réduire le déficit budgétaire dès l'an prochain». «Nous réviserons la prévision» de croissance, avec «des recettes fiscales, en particulier l'impôt sur les sociétés, (qui) ne sont évidemment pas bonnes. Elles pourraient s'établir au niveau de 2002 ou 2003», note-t-il. Et «nous réviserons le déficit de la Sécurité sociale en commission des comptes le 15». Enfin, le ministère du Budget répète que l'Etat veut parvenir «à supprimer 34.000 postes de fonctionnaires l'an prochain», sans «vision comptable et la règle du 1 sur 2 s'adaptera aux contraintes de chacun».
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