Édition du vendredi 5 octobre 2018


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Démissions de maires : la mise au point de Jacqueline Gourault

Au-delà de la question des relations entre l’État et les collectivités locales, la 29e convention nationale de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), organisée hier à Deauville (Calvados), a permis de mettre en lumière des problématiques qui touchent au fonctionnement même de la vie politique du bloc communal.
À plusieurs reprises, les orateurs ont rappelé leur attachement à « l’esprit d’une alliance des territoires », comme l’a qualifiée le maire de Deauville Philippe Augier. L'idée consistant à ne pas « opposer les différents niveaux de collectivités entre eux », a précisé Gérard Larcher. Le président du Sénat imagine ainsi l’éventualité que dans un avenir proche « les élus municipaux soient associés aux décisions des intercommunalités. » Selon lui, « de nombreux élus d’expérience ont pu se sentir dépossédés de leur pouvoir » avec la montée en puissance des intercommunalités ». Une mission sénatoriale a planché sur le sujet : les résultats de ses travaux seront présentés « la semaine prochaine ».
Lorsqu’un élu, dans la salle, a proposé la création d’une journée du conseiller municipal afin qu’ils se sentent reconsidérés, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, a acquiescé. « La lassitude vient davantage des conseillers municipaux que des maires », est-elle convaincue.
Surtout, la ministre a fait une mise au point sur l’un des sujets d’actualité du mois d’août : les démissions de maires. L’ancienne sénatrice a annoncé qu’« un peu plus de 1 000 maires ont démissionné depuis le début du mandat en 2014 ». Mais leurs motivations n’étaient pas les mêmes : « Il y a des accidents de la vie, des gens qui déménagent, des maires qui sont mis en minorité au sein de leur conseil municipal. Certains s’amusent aussi à ajouter à ce chiffre (de maires démissionnaires) les conséquences du non-cumul des mandats ou du regroupement de communes », énumère-t-elle, affrontant quelques huées de la salle. « J’ai vu le détail au ministère de l’Intérieur. Ce ne sont pas seulement des démissions au sens politique ».
La parité dans les exécutifs intercommunaux a également suscité des questions de la salle à de nombreuses reprises. « Nous ne pouvons plus être les mauvais élèves de la parité », a lancé Jean-Luc Rigaut. L’AMF défend actuellement la parité dans tous les exécutifs locaux (lire article ci-dessus). Pour l’heure, Jacqueline Gourault a rétorqué que le gouvernement « n’a pas l’intention de revenir sur le mode de scrutin ».
À Deauville, Ludovic Galtier
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