Édition du lundi 27 mai 2019


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Photovoltaïque : l'Ademe identifie 17 000 sites sur les friches industrielles ou commerciales et les parkings

L’Ademe vient de publier une étude sur le « gisement » que représentent les zones délaissées et les parkings pour le développement de l’énergie photovoltaïque. Il s’agit pour l’Ademe d’évaluer les possibilités, pour les décideurs publics, d’utiliser ces zones (friches industrielles, tertiaires et commerciales et parking) pour installer des panneaux solaires. Sur les quelque 300 000 sites recensés, plus de 17 000 seraient, selon l’agence, « propices à l’installation d’une centrale photovoltaïque ».
Le potentiel global de ces zones est estimé à 53 GWc (1), ce qui est considérable au regard des 9 GWc de production d’énergie photovoltaïque installés actuellement en France.

De très importants gisements
Après avoir recensé les 300 000 sites potentiels en croisant les différentes bases de données existantes (sites pollués, anciens sites industriels, etc.), l’Ademe a commencé par en exclure tous ceux qui font l’objet de « contraintes rédhibitoires » : parcs naturels nationaux, zone rouge d’un PPRI, réserve naturelle, zones humides protégées, etc., et a supprimé les doublons. Cette première sélection, drastique, a fait sortir 95 % des sites de la base, pour ne plus aboutir qu’à quelque 17 700 sites potentiellement exploitables.
L’agence a ensuite appliqué à cette « short list » un certain nombre de filtres selon les « contraintes » identifiées, classées en trois catégories : handicap lourd, moyen ou léger : présence d’un monument historique aux alentours, commune concernée par la loi littoral, zone bleue d’un PPRI, parc naturel régional… « Sur les 17 764 sites retenus, 18 % ne sont concernés par aucune contrainte handicapante (soit 5 % des parkings et 13 % des zones délaissées) et 41 % sont concernés par au maximum 3 handicaps légers (soit 14 % des parkings et 27 % des zones délaissées) », conclut l’Ademe.
Ce sont – logiquement – les anciens territoires industriels du nord et de l’est qui ont le plus important potentiel, du fait de la présence de nombreuses friches d’usines, ainsi que les grandes agglomérations, riches en centres commerciaux. L’Île-de-France, le Nord, la Moselle, la Gironde et le Doubs sont les territoires avec le plus important potentiel.
En nombre, les zones délaissées représentent environ deux tiers du total contre un tiers pour les parkings. Mais en puissance installable, les parkings « représentent seulement 7 % du potentiel », du fait d’un surface moyenne très inférieure.
La majorité des sites retenus est de taille assez modeste (70 % d’entre eux présentent « une puissance potentielle comprise entre 0,5 et 2,5 MWc).
L’Ademe explique qu’elle met cette étude à disposition des décideurs et des élus parce qu’il est « dans l’intérêt de l’ensemble des territoires d’accentuer le développement du photovoltaïque sur les zones délaissées et les parkings ».
F.L.
Télécharger l’étude de l’Ademe.

(1) : Gigawatt cumac ou cumulés/actualisés.


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