Édition du lundi 17 juin 2019


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Éolien en mer : le gouvernement veut accélérer

En déplacement à Saint-Nazaire, vendredi, le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé que les objectifs de déploiement de l’éolien en mer allaient être « rehaussés ».
Objectif : faire de la France « un leader » en la matière, d’une part en concrétisant les projets déjà décidés, et, d’autre part, en en lançant de nouveaux. Une étape importante a été franchie, il y a tout juste un an, lorsque le gouvernement a remporté le bras de fer qu’il avait engagé avec les industriels du secteur pour les forcer à réduire (de 30 %) le tarif de rachat de l’énergie produite par les éoliennes off-shore. Les coûts de production ayant fortement baissé entre le moment où les appels d’offres ont été passés (2011-2013) et aujourd’hui, le gouvernement estimait que les industriels prenaient des marges « excessives » et avait entrepris de renégocier les tarifs. Après une période d’incertitude marquée par la menace des industriels d’annuler purement et simplement les six projets actés, ces derniers avaient cédé, au grand soulagement des élus locaux concernés, pour qui ces projets représentent des chantiers majeurs en termes d’emplois et de retombées fiscales.

Nouveaux appels d’offres
Deuxième écueil à franchir : les recours déposés par les associations de défense de la nature devant le Conseil d’État, contre le projet le plus avancé – celui des 80 éoliennes à installer au large de Saint-Nazaire en 2022. Ces recours ayant été rejetés, le ministre de Rugy a pu annoncer vendredi que le chantier allait démarrer. Ce parc éolien couvrira « 20 % de la consommation électrique de Loire-Atlantique » et génèrera « 8 millions de recettes fiscales par an pour les collectivités locales et les pêcheurs ».
François Rugy a également annoncé que le gouvernement avait retenu le groupement EDF Renouvelables, Innogy et Enbridge pour construire et exploiter le futur parc éolien en mer de Dunkerque, qui devrait être mise en service en 2026. Composé de 45 éoliennes, il produira 2,3 TWh/an, soit la consommation de « 500 000 foyers ». Ce chantier sera le premier « à bénéficier des dernières réformes mises en place par le gouvernement, en particulier la réforme du contentieux, la mise en place du dialogue concurrentiel, la modernisation du cadre de raccordement et l’introduction d’autorisations à caractéristiques variables, dites ‘’permis enveloppe’’ ».
Enfin, le ministre a annoncé que les objectifs de production d’électricité par les éoliennes off-shore allait passer, dans le projet de loi de programmation pluriannuelle de l’énergie, de 750 MW à 1 GW par an d’ici 2024. Trois nouveaux appels d’offres vont être lancés, un « au sud de la Bretagne » et deux en Méditerranée. Une extension du projet au large de l’île d’Oléron est également à l’étude, « d’une taille à déterminer entre 500 et 1000 MW ».
F.L.

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