Édition du vendredi 28 janvier 2011


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Jacques Pélissard et le bureau de l'AMF déclarent leur intention de «fédérer et amplifier les initiatives du bloc local»

A l’issue du bureau de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, son président, a déclaré à l’AFP son intention de «fédérer et amplifier les initiatives du bloc local», communes et intercommunalités. «Nous ne pouvons être forts face au gouvernement que si l'on parvient à dégager, en interne, une position commune», a-t-il souligné, estimant que l'AMF, avec ses membres de droit, était légitime pour fédérer le bloc local. Au cours de cet entretien, Jacques Pélissard a notamment rappelé qu’avec plusieurs associations, l'AMF avait organisé une conférence de presse commune en septembre 2009, deux jours avant la présentation du projet de loi sur la réforme de la fiscalité locale en conseil des ministres. «Le résultat concret, c'est que communes et communautés voient leur rôle renforcé aujourd'hui», constate-t-il. Le bureau de l’AMF a donné son accord pour des rencontres plus fréquentes avec les présidents des associations nationales d'élus, dont certaines siègent en tant que membres associés au bureau de l'AMF: l'Association des maires des grandes villes (AMGVF), la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM), l'Association des petites villes (APVF), celle des élus de montagne (ANEM) ou des élus du littoral (ANEL), l'Association des maires ruraux (AMRF), Ville et banlieue, les maires d'Ile-de-France (AMIF), les Eco-maires. Après l’accueil favorable du ministre des Collectivités, Philippe Richert, à sa proposition de relancer la Conférence nationale des exécutifs (CNE) entre le gouvernement et les collectivités locales, Jacques Pélissard a proposé au bureau de l’AMF, qui l’a accepté, de réunir, en amont des négociations de la CNE (où l’AMF est seule habilitée à représenter les communes), «les associations du bloc local pour que nous puissions nous concerter et faire des propositions». Il a également annoncé «la création d'un groupe de travail commun» avec les associations «catégorielles» (AMGVF, ADCF, ACUF, APVF, AMRF notamment) «pour faire des propositions concrètes sur la péréquation horizontale», c'est-à-dire la redistribution de recettes entre communes riches et pauvres. L'objectif fixé par le projet de loi de finances pour 2011 est de redistribuer à compter de 2012 une part des ressources afin d’atteindre 2% de l'ensemble des recettes des collectivités à l’horizon 2015. Sur cette question, il reste à préciser les critères permettant le prélèvement des communes riches ou la redistribution aux plus pauvres, sur lesquels le Comité des finances locales est appelé à réfléchir au cours de l’année 2011. «Nous ferons des propositions à la fois au gouvernement et au Parlement dans les trois mois», a assuré M. Pélissard. L'AMF va aussi multiplier les réunions thématiques et organisera le 29 mars une Rencontre de l'AMF sur la médecine de proximité, une autre le 17 mai sur le vieillissement de la population et la dépendance. (Avec l'AFP)
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