Édition du mardi 4 septembre 2001


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Moins de 83% de maires des communes de plus de 3 500 habitants élus en 1995 étaient candidats en mars 2001 - et le taux de renouvellement global atteint 56,7%, selon les statistiques du ministre de l'intérieur

Dans deux réponses à des questions écrites (1), le ministre de l'intérieur délivre les dernières statistiques sur les dernières élections municipales. La première indique que moins de 83% de maires élus en 1995 étaient candidats en mars 2001. Le ministre détaille, pour chaque département, le nombre d'élus devenus ou redevenus maires de leur commune à la suite des élections municipales de 1995, qui ne se sont pas représentés aux élections municipales qui viennent d'avoir lieu, quelle qu'en soit la raison. Sur les 2 587 maires en fonction avant le renouvellement général des conseils municipaux des communes de 3 500 habitants et plus, 2 142 soit 82,8 % étaient candidats aux élections municipales des 11 et 18 mars 2001. Avec la réponse est publié le détail de ces chiffres par département. Le ministre précise que la statistique équivalente pour les maires des autres communes n'est pas possible. En effet, l'article L. 264 du code électoral limite l'obligation de déclaration de candidature pour chaque tour de scrutin aux seules communes de 3 500 habitants et plus. Ces statistiques confirment globalement les résultats d'un sondage Ipsos (" Maire Info " du 21 novembre 2000) qui avait montré en novembre dernier que dans les communes de plus de 10 000 habitants, 80% des maires comptent se représenter, contre 60% dans celles de 2 000 à 10 000 habitants et 43% dans celles de moins de 2 000 habitants. Toutefois, moins de la moitié (45 %) des maires de France (toute taille de communes) avaient l'intention de briguer un autre mandat aux municipales de 2001. Les maires qui renoncent invoquaient principalement leur âge (42%), les risques croissants de responsabilité pénale (30%) la complexité croissante de la fonction (27%) ou l'importance du temps consacré à cette fonction, mais aussi chez les moins de 55 ans la difficulté de concilier cette fonction avec une activité professionnelle. Quelques 48% (contre 41% de ces élus se disaient satisfaits par la loi redéfinissant les délits non-intentionnels (et restreignant ainsi leur responsabilité). Seuls 3% n'en avaient pas entendu parler mais 48% souhaitaient voir encore diminuer la responsabilité pénale des élus pour des fautes non-intentionnelles. Chez les maires qui comptaient se représenter, 85% (contre 5%) étaient confiants dans leurs chances de retrouver leur siège. C'était quasiment une certitude (97%) dans les villes de plus de 10 000 habitants (91%) dans celles de 2 000 à 10 0000 habitants. Quelque 27% de ces maires souhaitaient que leur formation soit développée et 14% une augmentation de leurs indemnités. Dans une seconde réponse, le ministre de l'intérieur indique quel a été, à la suite des récentes élections municipales, le taux de renouvellement des maires, en métropole et outre-mer. Sur les 36 559 maires élus à la suite des municipales de mars 2001, 20 730 (56,7%) exerçaient ces fonctions dans le conseil municipal sortant (15 829 ne les exerçaient pas, soit 43,3 %). Là aussi, le détail par département est regroupé dans un tableau départemental. (1) Questions écrites n° 60 081 et 60 302, réponses publiées dans le J.O.Q. A.N. du 13 août 2001, page 4 715. c=http://www.updatead.com/
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