Édition du lundi 2 février 2015


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Dans le Doubs, une partielle qui a valeur de test national

Le premier tour de l’élection législative partielle qui a eu lieu hier dans le Doubs, pour remplacer Pierre Moscovici, devenu entretemps commissaire européen, a été remporté par le Front national. Il sera opposé au second tour au Parti socialiste, et l’on ignore ce matin si l’UMP appellera, ou non, au « front républicain ».
Cette élection est la première depuis les attentats du 7 et du 9 janvier. Elle permet de mesurer que les scores du Front national n’ont pas été affectés par ces événements, alors que le Parti socialiste – bien qu’ayant perdu 9 000 voix – semble avoir repris quelques couleurs. C’est d’ailleurs, notent les observateurs, la première élection législative partielle depuis 2012 que le PS est susceptible de remporter – ce qui l’a amené, siège après siège, à finir par perdre sa majorité absolue à l’Assemblée nationale.
Reste que c’est tout de même le Front national qui a progressé, en pourcentages sinon en voix, dans un scrutin marqué par une abstention de 60 %. Alors que le FN était à seize points en dessous du score de Pierre Moscovici en 2012, il était neuf points au-dessus du PS hier. Pourtant, l’abstention n’a pas épargné le FN lui-même, qui en valeur absolue a perdu 1200 voix par rapport à 2012.
Le lendemain de ce scrutin est marqué par l’indécision de l’UMP, qui n’a pas encore défini de position officielle quant à un éventuel appel à voter pour le PS pour contrer le Front national. Dès l’annonce du scrutin, les responsables socialistes ont appelé la droite à constituer un « front républicain » pour éviter l’arrivée d’une nouvelle députée FN à l’Assemblée. L’UDI (centriste) a aussitôt réagi favorablement. L’UMP au contraire semble se déchirer : ses ténors se succèdent devant les médias depuis hier soir pour exprimer des positions différentes. Si Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré « qu’à titre personnel », elle voterait PS contre le FN si elle était confrontée à ce choix, d’autres responsables du parti, et non des moindres, ont fait part de leur décision inverse : Bruno Le Maire a ainsi dit « non au front républicain », car il ne souhaite pas « dire aux électeurs du FN qu’ils ne font pas partie de la République ». Même position pour Luc Chatel, pour qui « si le FN n’est pas une solution, le front républicain n’en est pas une non plus ». Plus sèchement encore, Henri Guaino a déclaré que le front républicain était « une folie ». La direction de l’UMP donnera une position officielle demain.

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