Édition du jeudi 10 janvier 2008


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Service minimum dans les écoles primaires en cas de grève des enseignants: de nouvelles réactions

L’annonce faite par Xavier Darcos de la mise en place par les communes d’un service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève suscite de vives réactions des élus et de leurs associations. L’Association des Maires des grandes villes particulièrement regrette «une nouvelle fois que des décisions de cette importance soient prises aussi rapidement et sans aucune concertation». Elle considère qu’«une grande incertitude entoure le calcul des indemnités versées aux communes en échange du service minimum. Enfin, la mise en oeuvre de la chaîne d’information entre les inspecteurs d’académie et les communes volontaires pour l’accueil des enfants paraît très aléatoire». Pour elle, «ce montage financier (reversement de retenues opérées sur le salaire des grévistes) ne manquera pas d’attiser les conflits entre personnels enseignants et collectivités, alors que les relations avaient été pacifiées dans le cadre de partenariats construits dans la durée». Pour l'ANDEV, association qui regroupe plus de 600 responsables éducatifs de communes, «la réflexion sur la mise en place d'un service minimum qu'il s'agisse des temps scolaire péri et extra scolaire, au vu de l'impact pour les enfants et leurs familles en cas de grève est tout à fait légitime». Mais elle ajoute que «pourtant, la proposition demandant aux communes d'assurer ce service à sa place sur les horaires de classe, est une innovation ministérielle tout à fait regrettable». L’ANDEV observe que cette «cette mesure ministérielle qui reste optionnelle (…), met de toutes façons d'ores et déjà les communes dans une position embarrassante quels que soient leurs choix. Si elles assurent l'accueil des enfants elles se trouveront face aux éventuelles oppositions de leurs propres agents et à leur volonté d'exercer eux-mêmes leur droit de grève. Elles connaîtront aussi des difficultés organisationnelles, particulièrement pour l'élémentaire où elles ne disposent pas de personnel qualifié disponible sur le temps scolaire pour exercer ce rôle. Elles risquent enfin de connaître l'opposition de certains enseignants qui leurs reprocheront de "briser leur mouvement"». «Nous ne pouvons pas demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux», a affirmé Bertrand Delanoë, maire de Paris sur RTL. Et, Eric Ferrand adjoint au maire de Paris, chargé de la vie scolaire, dénonce une «véritable provocation». Selon lui, les collectivités locales «n’ont aucunement vocation à se substituer aux enseignants pour la sauvegarde du service public de l’Education». Jugeant «pernicieux et même méprisant d’aller imaginer que l’on va utiliser les salaires des uns pour payer les autres à casser une grève», l’adjoint à la vie scolaire souligne que les agents municipaux «sont des fonctionnaires», et que «la grève du 24 janvier est une grève de la fonction publique». Aussi la vile ne devrait pas organiser de service d’accueil. Pour lire nos informations d'hier sur ce sujet et accéder à la circulaire et au communiqué de réaction de l'AMF, voir lien ci-dessous.</script
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