Édition du mercredi 9 janvier 2013


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Rythmes scolaires : les maires toujours réservés sur les modalités de la réforme

Le projet de décret sur les rythmes scolaires qui doit rétablir la semaine de 4,5 jours à la rentrée 2013, sauf dérogations, a été rejeté hier par le Conseil supérieur de l’Education (CSE), instance consultative qui regroupe syndicats d’enseignants, fédérations de parents d’élèves et collectivités locales. Ce texte n’a recueilli que 5 votes favorables sur 72.
Si l’Association des maires de France, comme l’Assemblée des départements de France, a émis hier un vote favorable pour exprimer son accord sur l'objectif de la réforme, «
dans l’intérêt de l’enfant », l’AMF a en revanche toujours de fortes réserves sur ses modalités d’application ainsi que sur ses conséquences financières pour les communes.
« Toute une série de questions se pose encore », déclare aujourd’hui le président de l’association, Jacques Pélissard, dans une interview au journal Les Echos. Ces questions portent notamment sur la part exacte des activités pédagogiques complémentaires prise en charge par l'Education nationale. « Le ministère de l’Education nationale évoquait le 11 décembre dernier une heure et demie par semaine, tandis que le 18 décembre le Premier ministre parlait d’une heure seulement », explique-t-il. L’AMF demande aussi que les maires soient pleinement associés au choix du mercredi ou du samedi matin et à l'organisation du temps scolaire hebdomadaire. « Le circuit décisionnel décrit dans le projet de décret, même s'il laisse au maire la capacité de proposer, à côté du conseil d'école, une organisation du temps scolaire, ne lui assure pas un réel rôle de co-décideur », note ainsi l’AMF.
L’association s’inquiète aussi des conséquences financières pour les communes de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires et « regrette » que le fonds d’aide de 250 millions d’euros soit essentiellement destiné aux communes s’engageant en 2013 et qu'il s'agisse d' « une aide ponctuelle », les « dépenses supplémentaires induites par la réforme » étant des « dépenses durables ».
Autant de réserves que l’AMF devrait développer demain lors de l’examen du projet de décret par la CCEN (commission consultative d’évaluation des normes).
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