Édition du vendredi 8 septembre 2006


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Le premier ministre défend la carte scolaire

La France a «collectivement intérêt» à garder la carte scolaire, a déclaré jeudi le Premier ministre Dominique de Villepin, interrogé sur la polémique lancée par la prise de position de Ségolène Royal en faveur de son assouplissement. La carte scolaire remplit «un objectif de mixité sociale, d'organisation de l'école sur l'ensemble du territoire», a-t-il rappelé lors de l'émission «Question d'info» sur La Chaîne parlementaire. «Supprimer la carte scolaire, c'est se retrouver sans règles, sans repères, avec des problèmes que je crois aujourd'hui insolubles et sans doute plus d'injustice sur le plan de l'organisation de la cité», a ajouté le Premier ministre. Dominique de Villepin s'est cependant déclaré favorable à son assouplissement pour «corriger certaines insuffisances du système». L'hôte de Matignon a rappelé les mesures prises par le gouvernement en cette rentrée scolaire 2006 pour «renforcer les établissements qui se trouvent dans les quartiers difficiles». «Il y a toute une dynamique de solutions qui peut permettre de corriger les choses», a-t-il dit. Dans le cadre de la réforme des zones d'éducation prioritaire (ZEP), depuis cette rentrée, les élèves des collèges classés «ambition réussite» ayant décroché une mention très bien au brevet des collèges peuvent aller dans le lycée de leur choix. Candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Ségolène Royal a proposé dimanche dernier de «desserrer les contraintes» de la carte scolaire afin de «mettre en place une forme de choix entre deux ou trois établissements». Le président de l’UMP, ministre de l’Intérieur, avait lui aussi suggéré en février dernier de supprimer à terme la sectorisation. «Je suis radicalement en opposition avec cette mesure», a déclaré mercredi le candidat à l'investiture socialiste Laurent Fabius. «Dire qu'on veut casser l'objectif de mixité sociale et d'égalité républicaine, ça je ne suis pas d'accord», a expliqué Laurent Fabius sur France 2, estimant qu'une telle mesure serait «en contradiction totale» avec le projet socialiste. «Je ne dis pas que la carte scolaire soit parfaite, et il existe aujourd'hui des manières d'améliorer les choses», a-t-il concédé, mais «les problèmes qui se posent ici ou là, il faut les prendre un par un», a-t-il préconisé, proposant d'octroyer «plus de moyens» aux établissements en difficulté.
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