Édition du lundi 20 octobre 2008


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Après avoir organisé le service minimum les 7 et 16 octobre, la ville de Paris ne l'organisera pas le 23, pour des raisons de sécurité

Après avoir décidé, pour la dernière grève du 7 octobre dernier dans l’enseignement primaire, d’organiser le service minimum prévu par la loi, puis pour celle du 16 octobre, la ville de Paris ne l’organisera pas le 23 octobre prochain. Au lendemain d'une grève bien suivie jeudi dernier dans les écoles, la mairie a annoncé qu'elle ne mettrait plus en place le service minimum d'accueil (SMA) pour des raisons de sécurité. «Nous ne serons pas en mesure d'assurer le service minimum lors des prochaines grèves, en particulier celle du 23 octobre » (à laquelle appelle FO), a déclaré la première adjointe, Anne Hidalgo, selon laquelle l'expérience de jeudi a démontré que la loi était «inapplicable». 13.000 élèves ont été accueillis mais des milliers d'entre eux ont dû être refusés. «Si tous les parents avaient amené leurs enfants, il y aurait eu de 30.000 à 45.000 enfants à garder, ce qui est impossible», ont affirmé les élus. Après avoir bataillé contre la loi, le maire de Paris Bertrand Delanoë avait finalement accepté de l'appliquer, à contre-courant de la fronde menée par de nombreux maires de gauche de villes grandes et moyennes, notamment en région Ile-de-France. On ignore si le ministre de l’Education déposera un recours contre la capitale comme les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, lesquels avaient vu leur recours en référé rejetés contre les communes de leur département qui avaient refusé d’organiser le service minimum. «Eu égard d'une part aux contraintes entourant la mise en place d'un service approprié pour l'accueil des jeunes enfants, et, d'autre part, à la nécessité que les familles soient informées des modalités d'organisation du service avant l'heure d'ouverture des établissements scolaires (...), aucune mesure utile ne peut plus être utilement ordonnée ce jour pour contraindre le maire à assurer l'accueil des enfants scolarisés», avait écrit le 7 octobre dernier le juge des référés, dans des ordonnances notifiées mercredi aux villes de Noisy-le-Grand, Aulnay-sous-Bois, Les Lilas et Le Pré-Saint-Gervais.
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