Édition du vendredi 9 novembre 2001


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Les crédits du ministère de la Ville ont triplé en cinq ans, à 372,2 millions d'euros (2,44 milliards de francs)

Les députés ont examiné jeudi soir les crédits du ministère de la Ville, qui ont plus que triplé (+223,9%) depuis le début de la législature, en 1997. Le vote aura lieu en même temps que celui du budget du ministère de l'Emploi et de la solidarité, le 12 novembre. La majorité de gauche a annoncé qu'elle se prononcera en faveur de ces crédits, et l'opposition de droite contre. Les crédits de paiement pour 2002 s'élèvent à 372,2 millions d'euros (2,44 milliards de francs), en hausse de 1,5% par rapport à 2001. Mais ils ont surtout plus que triplé depuis le début de la législature (+223,9%), ce qui "traduit une volonté politique forte", comme l'a reconnu Marc-Philippe Daubresse (UDF), rapporteur pour la Commission des finances. En outre, la politique de la ville étant par essence transversale, l'ensemble de l'effort public en sa faveur est évalué à 6,2 milliards d'euros (40,9 milliards de francs), soit le double des crédits qui lui étaient affectés dans le budget 1998. Ces crédits proviennent d'abord de nombreux autres ministères (2,37 milliards d'euros, soit 15,54 milliards de francs), mais aussi du Fonds de solidarité urbaine, de fonds européens, des collectivités locales et de la Caisse des dépôts et consignations. Le ministre délégué à la Ville, Claude Bartolone, a rappelé qu'une des priorités de l'année à venir serait la mise en œuvre des mesures annoncées le mois dernier par le Premier ministre Lionel Jospin à l'occasion d'un Comité interministériel des villes (CIV), notamment la destruction de 15 000 logements insalubres et l'affectation de 1 500 adultes-relais, sur les 10 000 annoncés fin 1999, aux collectivités locales et aux HLM. Les adultes-relais sont, avec les 300 délégués du médiateur de la République et les 15 000 emplois-jeunes créés dans ces quartiers, un des éléments de "la médiation sociale" qui, selon Claude Bartolone, "constitue une véritable troisième voie pour lutter contre l'insécurité, entre la prévention et la répression". Au cours des débats, la droite a dénoncé la progression de l'insécurité, de même que Michel Vaxès (PCF) pour qui il y a "urgence" à trouver des solutions. Marc-Philippe Daubresse a en outre affirmé que la principale "faiblesse" de la politique de la ville menée par le gouvernement "résidait essentiellement dans la méthode utilisée", en dénonçant "l'univers kafkaïen" et le "véritable dédale" des procédures mises en œuvre. Pierre Cardo (DL) a estimé qu'un "ministère de la Ville en tant que tel n'a pas de nécessité". Selon lui, la politique de la ville devrait être "menée de Matignon", avec un rôle accru dévolu aux maires.c=http://www.clickbnr.com/
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