Édition du lundi 14 septembre 2009


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Les associations d'usagers des transports (FNAUT) attendent de l'Etat et des collectivités territoriales une «réorientation profonde de la politique des transports»

Le Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) «invite les Français à profiter de la Journée du transport public du 16 septembre, pour découvrir les possibilités de déplacements, financièrement avantageuses mais trop souvent méconnues, offertes par les transports collectifs et par les solutions intermodales combinant l’usage du transport collectif avec celui de la bicyclette ou de la voiture.» La FNAUT s’adresse aussi aux pouvoirs publics, «qui doivent répondre à de nombreux défis: «- réduire les nuisances excessives du trafic routier et leur impact sur la santé publique; - accélérer la régression trop lente du nombre et de la gravité des accidents de la circulation; - maîtriser la congestion routière, qui pénalise notre économie; - combattre l'exclusion sociale qui frappe les ménages non motorisés; - satisfaire la demande actuelle du public et éviter la saturation de certaines lignes et gares; - limiter la dépendance à l’égard du pétrole, dont le prix augmentera inéluctablement; - enrayer le dérèglement climatique, qui s’aggrave plus vite que prévu.» Pour la FNAUT, «il y a urgence, le bricolage n’est plus d’actualité. Miser sur le seul progrès technique (en particulier sur la voiture électrique) pour relever ces défis relève de l'illusion, il faut s’attaquer au fond du problème: le rôle excessif joué par l’automobile en milieu urbain. Une telle perspective n’a rien d’utopique: il n’y a rien à inventer. Une panoplie complète et fiable de modes alternatifs est disponible: marche, vélo, transport collectif, parcs-relais, covoiturage, autopartage. Seule manque la volonté politique de l’exploiter systématiquement.» La FNAUT attend donc de l’Etat et des collectivités territoriales une «réorientation profonde de la politique des transports, et non la poursuite d’une politique qui a échoué. » Pour elle, «développer encore autoroutes, rocades et parkings centraux n’est pas la solution: plus on en fait, plus il faut en faire. Comme le disait le préfet Maurice Doublet vers 1970, il faut dimensionner le transport collectif pour les heures de pointe et la voirie pour les heures creuses». Elle propose donc de «concentrer les moyens financiers disponibles sur les transports collectifs urbains et périurbains, les aménagements cyclables, la modernisation et l’augmentation de capacité du réseau ferré. De nouveaux moyens financiers doivent être dégagés d’urgence (amendes de stationnement, péage urbain) car les collectivités sont confrontées aujourd’hui à une montée des dépenses sociales et à une diminution de leurs recettes fiscales.» Cet «effort prioritaire est d’autant plus indispensable qu’il faut corriger le sous-investissement dont le transport collectif souffre depuis des décennies, et anticiper une forte hausse de la demande. Les besoins sont énormes, en Ile-de-France comme en province. L’effort doit porter en particulier sur les relations entre banlieues et la desserte des zones périurbaines. Enfin il faut limiter les besoins de déplacements en densifiant l’habitat autour des gares et le long des axes lourds de transport collectif, et en favorisant les activités de proximité.»
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